‹ Contre la terreurChapitre 26 sur 400 · I*rttrès-rerl/al des seclinus · texte numérisé non relu

I*rttrès-rerl/al des seclinus

s. Dé[»ositions Bemiyer et Court, déjà citées.

28 l'insurrection de lyon en 1793

Le bataillon décimé se débande, les gardes s'enfuient dans les rues voisines en criant à la trahison.

Plusieurs se réfugient* dans les maisons de la place des Terreaux, dont ils sont arrachés au milieu des injures et des coups. On les jette dans les caves de Tllôtel de Ville, pèle-môle, avec les prisonniers de la nuit. Des blessés errent éperdus sur la place, poursuivis et frappés à coups de sabre et de baïonnette. Deux de ces malheureux viennent expirer devant la porte de Thôtel de Milan-.

Ni Bertrand, le maire, ni Gauthier, le représentant en mission, n'intervinrent pour faire cesser la chasse k rhomme dont ils furent les spectateurs -^ Gauthier affirma même plus tard que c'était le bataillon de Brutus qui avait commencé les hostilités '* ; il se borna à protéger contre quelques exaltés du parti de la municipalité le commandant Barbier qui, après avoir abandonné sa troupe, fut malmené, dans l'Hôtel de Ville, menacé de mort et emprisonné'*. Dans celte odieuse agression, le rôle de ce dernier est difficile à préciser.

Bientôt des fuvards du bataillon de Brutus arrivent à l'Arsenal et racontent le guet-apens dont ils déclarent responsables le représentant Gauthier, les membres de la municipalité et leur propre commandant. L'agitation est à son comble dans l'assemblée des sections^. Fréminville se fait Tinterprète de ses collègues indignés, en décla-

i. D'après Gonchon (Rapport à Garât : Archires nationales, AF", 339- 344.43). Les pertes da bataillon auraient été de 30 à 40 tués.

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