Déposition Berruyer et Courl
4. Happort de (j^/M^/nVr, représentant du peuple, tant pourlui que pour son collègue Nioche absent, fait à Grenoble le 9 juin 1793. (Document cité par Louis Blanc, Histoire de la Hérolntion, t. lll, p. 3«4.)
5. I.e procès-verbal du bataillon de Brutus, signé Valeiitin, vice-président et Mossigny, s'exprime ainsi : « Le commandant du bataillon de Brutus s'échappa à l'hôtel commun, et se réfugia parmi nos ennemis dans l'intervalle du premier coup de feu tiré du balcon de l'hôtel commun d'avec les autres canonnades et fusillades. »
6. « Ils (les partisans de la municipalité) firent des prisonniers dans les diverses maisons où les aristocrates s'étaient réfugiés.» {Happort fie police, déjà cité)
rani à Nioche que la responsabilité des coupables est trop évidente et appelle une prompte répression*. Nioche, très inquiet au milieu « des vociférations et des accusations de trahison* », demande à faire lui-niôme une-enquête, il promet aussi « de faire cesser l'ellusion du sang et de revenir dans le sein de TAssemblëe^ ». Les commissaires lui permettent de s'éloigner, mais ils se refusent à laisser sortir Tadjudant-général Le Doyen. Celui-ci reste philosophiquement à la disposition des sections, en protestant de ses intentions pacifiques'*. L'assemblée se décide à requérir, de nouveau, les communes voisines d'envoyer au secours de la ville toutes les forces dont elles peuvent disposer. Des émissaires partent pour les communes de (Salaire, Sainte-Foy, Charly, Fontaines, etc. Les chefs de légion de la garde nationale du district de la campagne de Lyon sont personnellement requis de faire marcher leurs bataillons sur Lyon. D'autres réquisitions ordonnent àTadminislration du district de Villelranche et à celle du district de Saint-Klienne, de diriL^er sur Lvon la j^arde nationale de leur territoire. Enfin un commissaire doit allerau devant de 60 dragons montés, venantdes Ardennes sur la réquisition de la municipalité •, ut les conduire à TArsenal.
Les commissaires des sections avaient perdu un temps précieux; on les blâmait ouvertement, dans les bataillons de la place Bellecour, de relarder si longtemps l'assaut de THôtel de Ville. Madinier calma ces impatiences *m parcourant les rangs et en affirmant que la journée ne se terminerait pas sans que le bataillon de lirutus ne fût vengé.