‹ Contre la terreurChapitre 265 sur 400 · Même document · texte numérisé non relu

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382 l'insurrection de lyon en 1793

la ville sans avoir donné l'éveil aux Jacobins qui auraient pu être tentés de suivre la colonne.

Rimberg avait désigné des guides sûrs, deux paysans royalistes des environs d'Ambert qu'il faisait d'ailleurs surveiller par ses hommes à lui, les chasseurs de la compagnie noire.

Au lieu de marcher par le chemin le plus direct, celui d'Écotay et la route qui laisse Verrières à gauche, il avait été convenu de prendre des chemins détournés. On suivit la direction de Lézigneux qui est à trois lieues à Touest de Montbrison. Le chemin était difficile, à flanc de coteau, longeant presque constamment leMoingt. A partir du petit bourg qui porte le nom du ruisseau et qui fut contourné silencieusement, la colonne se dirigea droit sur Saint-Anthômc^ 11 fallut d'abord gravir une montagne assez élevée, puis pour rester invisible, au lieu de suivre les crêtes, la petite troupe marcha pendant quatre lieues et demie dans des ravins. Les cavaliers étaient à pied, conduisant par la bride leurs chevaux qui trébuchaient, roulaient et se relevaient avec peine^. Quand on passait auprès d'une habitation, chacun évitait de faire le moindre bruit « on retenait jusqu'à son soufllo^ ». L'étape durait depuis six heures lorsque le jour commença à paraître. Après avoir franchi une rivière presque tarie mais au lit fort large que les fi;ui(les appelèrent l'Ance du Nord, les soldats de Rimberg aperçurent en face d'eux, de l'autre côté du cours d'eau et a peu de distance, les premières maisons d'un bourg qui leur fut désigné comme Saint-Anthème.

Une porto de ville, flanquée de doux tours et qui contrastait avec l(^s masures que Fou apercevait derrière, se dressait sans qu'aucun factionnaire veillât.

Toutefois, nu bruit des pas des chevaux, quelques sol-

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