‹ Contre la terreurChapitre 273 sur 400 · Bulletin (Irpurtcnirnldl, n* 28 déjà cité · texte numérisé non relu

Bulletin (Irpurtcnirnldl, n* 28 déjà cité

2. Comte Léon de Poiicins. le Correspandanf, IStJl, p. 105. Baileydier, 1. 1, p. 12. Cict liistorien place la réunion du Conseil de guerre

dans les premiers jours de septembre.

396 l'insurrection de lyon en 1793

Le commissaire des guerres Vallès, vieil administrateur fort compétent et très énergique, ne semble pas y avoir assisté, éloigné sans doute par une raison de service S il eût été cependant de bon conseil. Précy présenta à ses officiers deux nouveaux venus, dont larrivée motivait cette réunion : le chevalier Terrasse de Tessonnet', ancien capitaine au régiment du Maine-infanterie et actuellement aide de camp du prince de Condé-^ et son propre neveu, M. de Cudel de Montcolon, ancien sous-lieutenant au régiment de Penthièvre-infanteric, qui avait émigré et fait la campagne de 1792 à Tarmée des Princes. Tous deux arrivaient de l'armée de Condé alors occupée à Tuttaque des lignes de Wissembourg, ils avaient une mission régulière dont ils allaient rendre compte. Ces officiers avaient quitté l'Alsace, dans les derniers joui's d'août, avec plusieurs de leurs compagnons d*armes désireux de rentrer en France*.

Précy rappela que M. de Tessonnet était à Lyon le représentant de Tarmée de Condé, qu'il connaissait aussi bien Tesprit et les effectifs de cette armée que les ressources de la région lyonnaise par lui longtemps habitée'. N'avait-il pas formé en 1790, avec le général de la Chapelle et plusieurs officiers, un audacieux complot qui

1. Dans ses Souvenirs, que nous avons rites plusieui*s fois, il n'est fail allusion à aunin conseil de guerre, uiais seulement ù l'entrevue de Précy et de MM. de Saint-Julien, dont nous avons parlé en temps et lieu.

2. Et non du comte d'Artois, comme on l'a dit quelquefois fcf. Arrhires administratives), ses états de service le mentionnent aide de camp du prince de Condé en 171)1 et colonel à la date du 3 novembre 179.').

En I7î»7, Louis XVI II lit reporter de 1795 à 1790, date de son emprisonnement, sa nomination de colonel.

3. L'abbé Guillon de Monléon ne parle dans son Histoire du siège de Lyon, précitée de l'an V (t. II, p. 63), que de M. de Montcolon dans l'entrevue.

4. « Quelques-uns, sous des déguisements, arrivèrent à Lyon, insurgé contre la ('onvention, et apportèrent au général de Précy et à sa garnison. <le nouveaux éléments do défense pendant les cinq ou six semaines qu'allait encore durer la résistance.» {Itené Hittard des Portes, Histoire de iarmée (te Comté, Paris, fcmile-Paul, 1901, 4- édit., p. 99.)

5. Le cbevalier Terrasse de Tessonnet était né à Lyon le 22 sepembre 175.*).

devait rendre Lyoa à la cause monarchique ? Le souvenir de ses neuf mois de captivité dans les prisons de Paris n'avait été oublié d'aucun des assistants et la plus ardente sympathie se manifesta pour Taide de camp du prince de Condé. Le général, gardant encore la parole, représenta la situation de Lyon comme devenue très grave ^ en. raison de l'investissement prochain de la ville et, dans un élan de franchise qu'il regretta sans doute un peu, il déclara *< l'état de la ville perdu à moins d'un miracle^ ». Précy termina en déclarant que chacun allait exprimer son avis « sur ce qu'il y avait à faire ». Le général ne paraissait pas attacher grande importance au succès du détachement du Forez et ne cachait pas que, pour lui, le cercle de l'investissement irait toujours en se resserrante

Le comte de Virieu, nature enthousiaste, audacieuse, pénétrée du sentiment du devoir à accomplir quoiqu'il advint, proposa l'olfensive : une sortie en masse de toute la garnison, on gagnerait le Forez par le pont d'Oullins, on retrouverait le détachement de Rimberg, et alors, soit autour de Montbrison, dont on connaissait les sympathies, soit autour de Saint-Etienne, ville de ressources et centre d'approvisionnements, soit môme plus près encore, dans les montagnes de Chevrières d'où les paysans catholiques et royalistes avaient envoyé des émissaires, pourquoi ne pas faire une guerre de partisans, sans être enfermés dans une enceinte de batteries, derrière des ouvrages de fortification? On pourrait combattre avec une liberté de mouvement absolue, en vivant sur le pays, et peut-être. Dieu aidant, créer « une Vendée » dans le Forez'*.

Le chevalier de Tessonnet, prenant à son tour la

1. Comte LC'on de Poncins, le Correspondant, ISfil, p. 105. 2,1(1.

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