‹ Contre la terreurChapitre 275 sur 400 · Comte Léon de Ponrins. article du Correspondant, précité · texte numérisé non relu

Comte Léon de Ponrins. article du Correspondant, précité

quatre villes étaient retombées sous Toccupation jacobine, le Forez, dont les campagnes, sauf dans le canton de Saint-Galmier, se montraient tièdes et parfois hostiles à la cause lyonnaise, constituait une entreprise d'une extrôme difficulté. Elle semblait, en effet, presque impossible avec des soldats improvisés qui pouvaient combattre derrière des remparts, mais qui marchaient mal et ne savaient pas plus manœuvrer en rangs serrés que faire en ordre dispersé la guerre des partisans, comme h;s Vendéens ou les chouans. N'était-ce pas au moment où était partie pour la réquisition d armes de Saint-Etienne la petite colonne de Servant*, n'était-ce pas alors qu'il fallait tenter cet exode de toute la garnison dans un pays presque entièrement démuni de troupes régulières, et dont on pouvait gagner les habitants et grossir avec eux les rangs de Tarmée lyonnaise? L'occasion était passée.

La discussion s engagea animée, véhémente, presque joyeuse et sans aucun sous-entendu de reproches ou de regrets; les uns, les officiers de métier, reprenaient le projet de M. de Tessonnet, vantant la guerre au soleil, au grand air, les autres, improvisés militaires, lyonnais d'origine ou de résidence disaient avec la martiale philosophie de l'époque que « mourir pour mourir, il valait mieux ne pas quitter Lyon* ». Virieu reprit sa proposition et la développa de nouveau avec la chaleureuse éloquence dont il était coutumier et qui sembla devoir rallier à son projet la majorité des suffrages.

Alors Précy depuis quelque temps silencieux intervint. Sans prendre la peine de discuter la proposition Tessonnet, il attaqua violemment celle de M. de Virieu, en objectant que « Lyon ne ressemblait en rien à la Vendée ^

\. Comte Léon «le Poncins. leCorrespomlanl, 1861, p. lO'i.

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