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3. Marquis Costa de Bcaureganl, le Homan d'un royaliste : Souvenirs du comte de Virieu, p. 303.
-400 l'insurrection de lyon en 1793
Le vieil officier, qui n'avait pas oublié les alertes et disciplinés chasseurs des Vosges, indiqua, en quelques mots où perçait Tamertume, les lacunes, les imperfections irrémédiables de cette armée de bourgeois ou d'ouvriers qui restaient avant tout, selon leui* formule, les citoyenssoldats! » Comment leur impqser une guerre à laquelle rien ne les avait préparés? Ils s'y refuseraient probablement, pour ne pas quitter leurs familles*.
Le général ajouta : « Abandonner Lyon tant que nous pourrons le défendre, ne serait-ce point une lâcheté? Non, nous ne livrerons pas aux barbares une ville fidèle, nous resterons ensemble et quand il faudra mourir, nous mourrons^. »
Alors Virieu intervint de nouveau : « Qu'importent de telles considérations, s'écria-t-il. J'ai ici mes plus chères affections, et pourtant je considère que la cause pour laquelle nous combattons domine tout autre intérêt •*. »
Précy fut-il blessé de ce que son subordonné ne tenait pas compte des arguments qu'il venait d'exposer? Craignit-il que la véhémente énergie de l'ancien président del'Assemblée constituante n'entraînât ses auditeurs dans une entreprise qu'il qualifiait d'insensée? Quoi qu'il en soit et malgré l'amitié et la considération qu'il lui avait toujours témoignées, il imposa violemment silence au comte de Virieu*. Celui-ci se lut et la réunion fut terminée.
De pieux souvenirs' qui ont été relracés de la façon la plus émouvante ont permis de reconstituer la part qu'avait prise Virieu à celte importante séance et les regrets qu'il emportait de ne pas avoir convaincu le général en chef. En regagnant la Croix-Rousse, où hîs troupes lui avaient