‹ Contre la terreurChapitre 277 sur 400 · Ici · texte numérisé non relu

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5. Les souvenirs recueillis p.ir le marquis Costa de Beaure^^ard, sous le titre : lUnnan d'un roijdlisfe pendant la licvolution, p. 3r»3 et suiv.

imposé le commandement, celui qu'on peut appeler un vrai gentilhomme, regardait avec une douloureuse tristesse « les rues dévastées, les maisons effondrées, cette population aux abois, errant d'abri en abri, il se prenait k maudire Tobstination de celui qui, par une pitié mal entendue, réduisait son armée à s'émietter misérablement derrière des remparts et condanfnait un peuple héroïque à s'ensevelir sous des ruines* ».

Nous persistons à croire que Virieuse trompait et que Précy, avec son expérience un peu désabusée, avait maintenant raison de s'en tenir au strict accomplissement de ses devoirs de commandant d'une place assiégée. Ainsi que nous le verrons bientôt, la garnison de Lyon allait encore prendre résolument l'offensive, mais dans le périmètre de la défense. Son général pouvait préparer d'éphémères sorties, il ne pouvait plus rêver une expédition.

Malgré Téchec de sa proposition, le chevalier de Tessonnet, toujours dévoué à la causç lyonnaise, ne ralliait pas encore Tarmée deCondé retenue devant Wissembourg. Il lui fallait rejoindre le comte d'Artois pour obtenir son appui auprès du Hégent et décider celui-ci à envoyer k Lyon un certain nombre d'officiers émigrés, afin de renforcer les cadres lyonnais. C'est à cette combinaison que s'était arrêté Précy et dont, en dépit de leurs divergences de vues, il confiait la réalisation à son frère d'armes.

Cudcl de Montcolon resta auprès do son oncle qui l'employa à l'état-major. Ce jeune officier rechercha de suite les postes de danger ; sa bravoure, son esprit d'observation, sa gaieté lui gagnèrent bientôt la sympathie des troupes aux avancées qu'il visitait souvent et avec lesquelles il faisait volontiers le coup de feu.

1. Marquis Costa de Beauregard, le Roman (tiin royaliste^ p. 354.

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