‹ Contre la terreurChapitre 282 sur 400 · Bulletin déparlvmental, n" 2î) du 6 septembre · texte numérisé non relu

Bulletin déparlvmental, n" 2î) du 6 septembre

3. « Un <le nos citoyens-soldats a été tué, un autre légèrement blessé ! » Les Rapports des trois camjts, signés de Tadjudant-généralSfiindoz exagèrent dans Tautre sens en parlant de morts. £n réalité, il y avait des blessés de part et d'autres, mais plus nombreux du côté des Lyonnais, mal engagés et mal abrités à lattaque de la redoute.

408 l'insurrection de lyon en 1793

sources alimentaires de la place. Le général Nicolas et ses officiers virent arriver le sous-lîeutenant de hussards enlevé près de Charbonnières, ils reçurent bientôt la visite de Précy et de deux de ses adjudants-généraux, qui leur témoignèrent les égards les plus délicats. Le général de Précy leur annonça qu'il allait proposer au général en chef de l'armée de siège de les échanger, offrant dix soldats de la Convention pour un Lyonnais et trois officiers de l'armée qu'il combattait pour un des siens. Nicolas le remercia chaleureusement. Précy envoya loyalement son offre aux avant-postes qui la transmirent à Dubois-Crancé. Celui-ci répondit grossièrement que les rebelles de Lyon devaient être fusillés et qu'il n'avait point à s'inquiéter des Républicains qui s'étaient laissé prendre. Le représentant ne se tenait pas assez près des avant-postes pour courir un tel danger.

Dans la nuit du 7 au 8 septembre, l'ennemi avait lancé sur le Rhône, dans la direction du pont Morand, plusieurs radeaux construits de manière à s'arrêter dans les pièces de bois qui formaient les piles du pont. Ces radeaux portaient des barils do poudre sur lesquels était une mèche enllammée. A la porte Saint-Clair, le colonel Tourtoulon de la Salle, commandant le poste, l'aperçut. Cet ancien officier* sauta dans une barque avec un brave marinier nommé Vincent, accosta le radeau et arracha la mèche '^. On plaça dos cordeaux et des chaînes en travers du fleuve, mais ces obstacles devinrent bientôt insuffisants. D'autres briilots furent lancés contre les moulins qui alimentaient la ville. De courageux mariniers, leurs harpons sur la tête et la hache à la main, s'élancèrent sur leurs frêles bateaux, atteignirent les radeaux incendiaires ot submergèrent les matières incendiaires-^

1. On a dit par erreur que c'«Hait un simple soldat qui portait ce nom. M. Tourtoulon de la Salle était ancien capitaine d'infanterie auré^zinient de Bourgo'^nf et avait le ^rade de colonel dans l'aruiée lyonnaise.

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