Var'sen, Documents imprimés^ le Sièf/e, p
414 l'insurrection de lyon en 1793
tion municipale fit construire des moulins à bras auxquels on pourrait employer « les citoyens qui n*avaient pas l'aptitude des armes, ceux qui étaient sans travaux et surtout les oisifs ».
La Section des Droits de l'homme réclamait le prompt jugement de « tous les délinquants et fauteurs de crimes commis dans la journée du 29 mai ». D'autres sections si^alaient souvent l'existence de complots imaginaires. Ainsi, au cours d'un incendie occasionné par les éclats d'une bombe sur une maison de la rue Gentil, des passants remarquèrent que plusieurs signaux partaient d'une maison voisine et des fenêtres d'un voisin nommé Saint- Etienne, au troisième étage; on requit la garde et on entra inopinément; le suspect Saint-Etienne tenait une lumière ainsi qu'un de ses amis*... On les arrêta et faute de preuves on les relâcha.
Un chef de balaillon, commandant à OuUins, nommé Rousnon, réclamait des outils de terrassier, pour compléter des ouvrages à peine ébauchés. Pour les obtenir, il dut solliciter le visa du Comité de Surveillance de son bataillon-, formalité bien peu militaire.
Les assiégeants continuent l'emploi de tous les procédés incenldiaires. Ainsi le rapport du camp de Caluire regrette que dans la nuit du 10 au 11 « quatre bateaux chargés de matières combustibles aient été lancés vers le pont Morand afin de l'incendier », mais sans succès; un vent violent les a jetés sur les bancs de sable et « cet événement a empêche TelTet qu'on en attendait ^ >». De lois re^^rets étaient véritablement cyniques.
La population de Lyon gardait cependant, en très grande majorité, le culte des principes républicains et c'était avec indignation qu'elle avait appris les événe-