‹ Contre la terreurChapitre 288 sur 400 · Id · texte numérisé non relu

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410 1/lNSURRECTION DE LYON EN 1793

Vendée » qu'ils redoutaient tant, les représentants pressaient le bombardement, se félicitant dans cette môme lettre, d'avoir lancé dans la nuit du 7 au 8 et dans celle du 8 au 9, plus de 500 bombes et de 1.000 boulets rouges, avouant d'ailleurs qu'ils n'avaient pu rien incendier d'important. Le capitaine Clément, de l'artillerie lyonnaise, âgé de trente-trois ans, était tué en dirigeant le feu de ses pièces. Le H septembre, la canonnade reprenait presque sans interruption depuis trois heures de l'après-midi jusqu'à la nuit, mais la batterie Gingenne incendiait une maison, dans le ravin, à droite de la maison Dufour. Les soldats de la Convention l'évacuaient précipitamment.

Le 12 septembre, à dix heures du matin, Toflicier qui commandait à Perrache* dirigea une reconnaissance d'environ 300 hommes sur la rive gauche du Rhône, de l'autre côté de la levée Perrache. L'ennemi, fort de 2 bataillons d'infanterie et d'un escadron de dragons-, qui gardait les abords du faubourg de la Guillotière, se porta vivement à la rencontre du détachement lyonnais et l'obligea à se rembarquer.

Le commandant des Lyonnais avait embusqué sur la levée de Perrache une compagnie de bons tireurs qui, par leur feu de mousqueterie, retardèrent quelques temps le détachement de dragons et permirent à leurs camarades de gagner l'autre rive. Pendant ce temps, M. de Nervo faisait tirer h bombes sur la Guillotière ; l'ennemi avouait avec ingénuité dans son rapport « que comme c'était les premières qui arrivaient des batteries lyonnaises, on n'y était nullement préparé et que les projectiles avaient blessé deux capitaines, un sergent du bataillon franc de la République et quelques bourgeois*^». Ces derniers

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