‹ Contre la terreurChapitre 289 sur 400 · Nous croyons que cV-tait alors M. Julien de Vinezac · texte numérisé non relu

Nous croyons que cV-tait alors M. Julien de Vinezac

2. Le 3* bataillon de l'Ardèche et le 1"^ bataillon de Paris, 50 dragons du !>• régiment {Happnris des trois camps, du 12 septembre,.

3. Arc/iircf! liis(ori(/ues de la (iuerie : Bappoils des trois camps^ du 12 au 13.

étaient tout simplement des policiers ^ qui, tout en surveillant les troupes de la République*, cherchaient à entrer dans Lyon pour y espionner les habitants et y répandre des bruits alarmants.

Pendant la journée du 13, dans une escarmouche devant la redoute du pont Morand, les grenadiers des Côtes- Maritimes laissèrent un des leurs entre les mains des Lyonnais. L'adjudant-général Sandos, qui faisait fonctions de chef d*état-major, mit aux Rapports des trois Camps qu'il avait été coupé par petits morceaux. Les Lyonnais traitaient leurs prisonniers avec infiniment d'humanité et l'affirmation de Tadjudant-général n'était inspirée, selon toutes probabilités, que par le désir de plaire au proconsul Dubois-Crancé.

Les batteries lyonnaises du quai du Rhône ripostaient avec vigueur et précision. Grâce aux mortiers que fabriquait l'ingénieux fondeur Schmidt, elles lançaient des bombes sur tout le faubourg de la Guillotière. L'église et une blanchisserie qui servaient. Tune et l'autre, de points d'observation, prirent feu*^ et furent évacuées par les postes du général Vaubois.

Un officier de TEtat-major de Précy et des paysans de la commune de Violet, près de Tarare, firent pénétrer un convoi de bestiaux dans la ville'* par le bourg Saint-I renée. Un autre officier lyonnais avait été acheter des grains dans les environs de Bessenay et de Chevinay; on annonçait l'arrivée de ce convoi. Pour le recueillir le lieutenantcolonel Révérony fut envoyé, avec les compagnies soldées

1. Décret de la Convention du 11 septembre 1193 : « La Convention nationalCf après avoir entendu son Comité de Salut public décrète que les ministres pourront envoyer des agents aux armées et dans Tintérieur de la République, sous la surveillance immédiate du Comité de Salut public auquel il sera rendu compte tous les huit jours des agents et de Tobjet de leur mission.

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