‹ Contre la terreurChapitre 30 sur 400 · rfK:eJ<-rrrlmf t/rs sfi-flnus · texte numérisé non relu

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•<. /'/N'c/ç Nioche et Gauthier, p. 16*2.

POURPARLEnS ET GUET-APENS 33

i^ Aux citoyens qui se sont rendus maîtres de Tarsenal, dans cette journée, de Tévacuer sur-le-champ, et d'en rendre la garde à ceux qui seront désignés par les représentants du peuple ;

2** Ils ordonnent à tous citoyens qui se sont armés sans une réquisition valable de se retirer de suite dans leurs domiciles et d'y déposer leurs armes.

Sous ces deux conditions, ils feront successivement retirer la force armée qui a été requise, à Texception de ce qui sera par eux jugé nécessaire pour le rétablissement de l'ordre. Ils feront aussi élargir les personnes arrêtées dans la nuit. Il sera sursis à toutes poursuites, jusqu'à ce que la Convention nationale ait prononcé sur les malheureux événements de cette journée.

Les représentants du peuple déclarent que c'est au nom de la République française qu'ils donnent ces ordres et prennent les engagements ci-dessus ^

Les rummissaires s'indignent de ces prétentions.

Le président Fréminville témoigne, au nom de rassemblée, toute la surprise que lui cause cet arrêté qui aurait infailliblement pour résultat de livrer des Lyonnais indépendants à leurs tyrans. Que les représentants consultent ladministration du département, ils seront édilics sur les malheurs qu'entraînerait l'exécution de pareilles mesures! Le peuple scmeut, les bataillons des sections viennent d'apprendre l'arrivée dans les murs de Lvon du bataillon des volontaires du Mont filanc tout dévoué à la municipalité. La patience publicjue est à bout: seule la suspension de la municipalité peut rétablir Tordre*.

Nioche, un peu déconcerté, recommence les protestations delà première entrevue, affirmant que défense avait été faite de tirer sur les bataillons seclionnaires, lorsque un nouveau et terrible démenti lui est encore apporté par

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