‹ Contre la terreurChapitre 29 sur 400 · founutf <!(' Lf/oii · texte numérisé non relu

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POUHPARLERS ET GUET-APKNS ÎU

Ton enferme dans les caves de THôtel de Ville ou dans la chapelle d'inoirensifs citoyens, arrêtés parles patrouilles parce qu'ils n'ont pas le mot de passe des Jacobins !

Ducliambon range en bataille devant l'Hôtel de Ville un bataillon de volontaires du Mont Blanc, arrive de Bourg depuis quelques instants^ et dont il remet le commandement à un chef de bataillon nommé IJnz, Savovard inintelligent qui a précédé à Lyon son bataillon depuis quelques jours, mais qui ne comprend encore rien aux événements*'.

A côté des volontaires du Mont Blanc se placent deux bataillons d'infanterie de ligne venant de Tarmée des Alpes, plusieurs bataillons de la garde nationale '\ et tout un ramassis de Jacobins^ soi-disant destinésà Tarmée révolutionnaire de TOuest, mais en réalité la garde prétorienne de la municipalité. Ces bandes indisciplinées encadraient la formidable batterie servie par des artilleurs de Tarmée et des canonniers de la garde nationale.

Ce déploiement de forces, qu'on peut estimer à 2.<M.)0 bommes, ne reste |)as concentré sur la place: Ducliambon en dirige une partie vers le pont Morand pour en assurer la défense, avec Tappui de trois pièces de canon mises en batterie à la télé du quai de Relz. De forts piquets d'infanterie vont garder l'entrée des rues du Garet, de Clermont et de Sainl^Pierre; deux pièces d'artillerie enfilent la rue Saint-Pierre presque tout entière. Tune placée à Textrémité sud-ouest de la place des Terreaux, l'autre à l'angle de la rue de la Cage, faisant face»

1. Le balaiilon venait d'arriver sous le cuiiiiu.indeinent du rapilaine Vauzeile. {DéolaraUon fuurnie par \U) militaires du bataillon d«'vanl la section de la Liberté de Lyon, :H uiai WX).)

2. «^ J«' n'ai jamais ru au» iiin' relation av<'f l'imlii^ne municipalité «|ue vous avez terrassée. ># l l.f rnmi/nnif/nnf iht fmhiiUnn du Muni Hlditr aux ri/ttt/rns nui cinnpnscnt h's sfctinns <h' h' -i/lr d' Li/im (Afliflu' imprimée : Archi'fs nulionales, Al'i". .Ti!)-:r»i. i:{ .|

:\. Vnir la liste du bataillon sur l'ordre île réquisition adressée à l'adjudaiil-f:éneral I^e Doyen

4. Slorin. Ilislttin' rlr Lf/nn depuis la Ixë idullnu dr H^^O, t. IL p. j30.

32 l'insurrection de lyon en 1793

à rHôtel de Ville. Plusieurs compagnies d'infanterie de ligne et une pièce de canon occupent la place de la Boucherie. Un groupe important de Jacobins garde la place de la Feuillée. Le reste des troupes est massé sur la place des Terreaux devant le palais Saint-Pierre et Thotel de Milan ou dans les vestibules et les cours de Tllôtel de Ville. Les fenêtres et les balcons du monument sont garnis d'hommes armés de fusils; devant le perron, six pièces sont en batterie'. La municipalité et ses partisans ne doutent plus maintenant de la victoire. Selon son habitude, Chalier propose des mesures de rigueur implacables. Nioche, qui arrive de l'Arsenal, est gagné par la confiance de ses amis et, sous leur inspiration, fait un nouvel arrêté qu'ils approuvent. Porteur de ce document cl après maintes embrassades fraternelles, il repart achevai, vers cinq heures du soir-, sanglé dans son écharpe, panache au chapeau, le sabre battant la botle; un trompette et quelques dragons l'escortent respectueusement. Quelle joie d'humilier à son tour les commissaires des sections !

Ceux-ci toujours patients n'ont pas quitté leur salle de séance, recevant de lempsentempsdesdélégotionsde bataillons de la place Bellecour, qui les accusent presque de trahison. Madinierdéclare que bientôt il ne sera plusmaitre de ses hommes. Nioche fait dans TArsenal une rentrée solennelle: il donne aux commissaires lecture de l'arrêté qu'il vient de rédiger \ de concert avec Gaulhier et avec l'approbation de Bertrand.

Les représentants du peuple près Tarmée des Alpes, persistant dans les sentiments qu'ils ont nianifesU's par la proclamation de ce jour, ordonnent :

1. lifillcydier. Histoire thi peuj/le de Lyon, t. 1, p. 2ii3. Paris, (buriner, 1X4.*).

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