Rapports des trois camjis, du lU au 17 septembre
intense de mousqueterie et d'artillerie que le général Guy-Coustard ordonna de ne pas pousser plus loin Toffensive. Le feu continua par intermittences mais sans résultat apparent de part et d'autre.
A la Guillotière, les batteries du quai du Rhône avaient canonné les positions du général Vaubois, les pièces de la Guillotière obtenaient l'avantage en démontant un obusier aux Lyonnais*. Le tir des mortiers avait repris du côté de la Part-Dieu, les bombes allumaient plusieurs incendies dans le quartier Bellecour. Les secours arrivèrent trop tardivement car on vit les flammes y consumer plusieurs toitures.
Ce n'était que des diversions partielles, la principale allait être dirigée par Précy en personne. A la tête d'une colonne de 700 hommes dont une centaine de cavaliers et deux pièces d'artillerie, le général sortait par le faubourg de Vaise'^ et marchait sur EcuUy qu'il occupait sans difficulté. L'ennemi avait ses avant-postes au bois de Serres, soit pour prévenir toute attaque contre la redoute de la Tour Salvagny qui n'était pas entièrement terminée, soit qu'il préparât l'attaque du village d'EcuUy ^ L'action s'engageait presqu'aussitôt, les deux cavaleries échangèrent quelques coups de pistolet puis se replièrent; l'infanterie du général Rivaz, appuyée par une nombreuse artillerie, attaqua le village par le Nord et par TEst. L'église reçut deux ou trois boulets dans son clocher.
En voyant les quatre bataillons dont disposait l'attaque, Précy craignit d'être enveloppé, il évacua la plus grande partie du village sans cesser de combattre, mais il arrêta sa troupe autour d'une grande maison, ancien collège des Jésuites, avec de vastes jardins qui en facilitaient la
i. Rapports de-f fmis cofupSj précités.