CHAPITRE XXV
LES SOMMATIONS DE CHATEAUNEUF-RANDON. - LES COMBATS DE CUIRE, DE LA DUCHÈRE ET D'OULLINS
La Convention ne s'était pas contenté d'investir Lyon par une armée régulière, elle avait renforcé l'investissement militaire par un autre cercle qu'on pouvait appeler celui de la famine. Six de ses membres avaient la consigne impérieuse d'enrôler un grand nombre d'habitants des campieignes, de les armer autant que possible, de battre avec eux tout le pays depuis le département de TArdèche jusqu'à celui de l'Ain* et d'y intercepter tous les approvisionnements, qui pourraient parvenir à Lyon. Trente mille hommes marchèrent ainsi sur la ville rebelle et, chemin faisant, rançonnèrent les douteux, les suspects, so faisant redouter des municipalités jacobines elles-mêmes quand elles n'avaient pas quelque vengeance à leur confier.
Le plus marquant de ces représentants était Chàteauneuf-Uandon « ci-dovant marquis » comme l'appelle le Bulletin déparipinnitai^. Sa mission dans la Lozère en juillet 1703, après Téchec du soulèvement tenté par Charrier, où il fit preuve d'une grande activité dans la poursuite des bandes royalistes, avait appelé sur lui Tijttention du Comité de Salut public qu'exaspéraient les lenteurs du siège de Lyon. On l'avait chargé, en qualité d'ancien officier, de diriger au point de vue militaire, les réquisitions des gardes nationales du Puy-de-Dùme, du Cantal, de la Haute-
i. liiiUetui ths fnihnih's t/ii/Hnirrs . ('olleclion Charavay. Happort de Châte.'iuiHiif-IiainIoii an Coiiiilé de Salut ])ul)lic, 20 soptembiv. 2. Numéro «lu 19 septeuibre 179i{.