‹ Contre la terreurChapitre 324 sur 400 · LES SOMMATIONS DE CHATEAUNELF-RANDON · texte numérisé non relu

LES SOMMATIONS DE CHATEAUNELF-RANDON

trois échelons d^attaque sous les ordres du général et des chefs de bataillon Boûssin et Dumény. Arrivée par EcuUy, le village de Sainte-Foy et celui d'Oullins, elle se précipite sur le pont d'Oullins; malgré les chevaux de frise, elle s'y établit. Les sentinelles et les postes qui devaient les soutenir tirèrent précipitamment quelques coups de fusil. Le colonel de Chènelette avait fait disposer des barils de poudre sous le tablier du pont de la Mulatière pour le faire sauter et fermer l'entrée de Perrache, si Tenncmi enlevait les ouvrages du pont d'Oullins '. Le général Rimberg avec 300 hommes occupait la redoute qui protégeait la tOte du pont. Il aurait dû sans doute intervenir mais attendant les ordres de Précy, il crut devoir se borner à défendre sa position si elle était attaquée; son inaction devait être jugée sévèrement^.

La colonne de Petit-Guillaume ne se borna pas à enlever le pont d'Oullins; elle escalada ensuite le premier ouvrage. Le colonel Rousnon, dont nous avons vu les appnîhensions et qui fut cependant surpris par Tattaque, ordonna la retraite dans les vignes et se replia sur Sainte-Foy. La colonne des troupes de la Convention commença ù gravir les vignes, mais la redoute du pont de la Mulatière, intervenant trop tardivement, put lui envoyer quelques boulets. Par une sage prudence Petit-Guillaume rentra dans la redoute du pont d'Oullins ; il l'occupa solidement, en utilisant les trois pièces de canon de 4 qui la défendaient et dont le colonel Rousnon s'était si mal servi. Les troupes lyonnaises ne comptaient qu'un canonnier tué mais elles laissaient six prisonniers aux mains de Tennemi, celui-ci avait trois hommes tués dont un officier et une vingtaine de blessés ^

Les batteries de la Guillotière avaient tiré toute la nuit.

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