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Archives tnuniciftnlcs, 22 septembre

470 l/lNSURRECTION DE LYON EN 1793

pont d'OuIlms ce qui aurait dû être la partie principale de son rapport : « L'ennemi pose une batterie en face de la maison Rousset à tout au plus cent toises. Aussi quand il terminera il nous sera impossible de tenir. »

Cet avertissement pessimiste, qui ne semblait pas regarder le commandant d'OuUins, puisqu'il s'agissait de la Croix-Rousse, allait se réaliser.

Dans la journée du 23 septembre, Dubois-Crancé, après avoir visité les batteries de la Croix-Rousse, donna ses ordres pour que la partie du cimetière, qui servait encore de retranchement aux Lyonnais et qui s*appuyait à la maison Rousset, fût activement canonnée le 24 au matin. II avait en même temps projeté Tattaque des positions d'Oullins, c'est-à-dire de tous les ouvrages que les Lyonnais avaient construits sur la rive gauche de l'Yzeron pour défendre le pont établi sur cette petite rivière, au passage de la route de Saint-Etienne ^

Au commencement de la nuit du 23 au 24 septembre un bataillon de volontaires de TArdèche et deux escadrons de dragons k pied avaient pris position devant les ouvrages qui avaient été reconnus avec soin. Ces ouvrages étaient au nombre de trois ; le pr/îmier à cheval sur la route et llanqué de deux maisons crénelées était situé à 200 mètres du pont, les deux autres placés à une distance double en arrière à droite et i\ gauche protégeaient le premier. L'un, eohii de droite, était assis sur les premières pentes du coteau, mais pouvait c^lre tourné en passant à gué rVzeron; Tautre, celui de gauche était appuyé au Rhône et commandait l'autre rive du fleuve"^.

Aussi la colonne formée par Dubois-Crancé, mais commandée par le général Petit-Guillaume, appelé dans les rapports officiels « général d'avant-garde •^), était formée de

). Lieutenant-colonel Bichot, p. 34.

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