LES SOMMATIONS DE CHATEAU NEUF-HANDON
Jusqu'à présent, elle n*a battu que dans les moments les plus urgents... et Ton n'en est pas plus exact. Si vous ne vous rendez pas à la générale, quel autre signe de ralliement me reste-t-il donc et comment puis-je compter sur des hommes qui s'oublient jusque-là?
Pour ne pas humilier la population, en lui reprochant trop nettement sa tiédeur, le général terminait par quelques paroles de réconfort :
Encore quelques efforts, du zèle, surtout de la discipline et la chose publique est sauvée, je vous invite tous à concourir à ce grand ouvrage, plus les maux sont affreux, plus le républicain doit étrealtier en bravant ses ennemis *.
Précy continuait à donner tous les gages désirables à la partie républicaine de la population. Depuis sa prise de commandement, il n'avait pas prêté à la moindre critique en manifestant ses regrets pour Tancien ordre de choses.
Il agissait ainsi, non par ambition, mais par abnégation, par dévouement sans limite à la tâche qu'il avait acceptée. Il s'effaçait devant les corps administratifs comme Kellermann devant les représentants. Dans le général en chef des Lyonnais, il eut été difficile de reconnaître « Tun des chevaliers du poignard du 10 août», selon l'expression chère à Dubois-Crancé et a ses amis, quand ils parlaient des derniers défenseurs du malheureux Louis XVI.
Aux redoutes et aux casernes « tout se faisait au nom de la République-' », les bataillons portaient les noms des sections de la ville, c'est-à-dire de ILnion, des Droits de rhomme, Rousseau, Washington, Guillaume Tell, etc.,
1. (ionon, Bihliof/rnpfiie hislorique de Lyon, pièce i402, datée du 25 ou 26 septembre.