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leur artillerie, mais il est évident que, lorsque leurs pièces légères seront mises en batterie, elles écraseront le détachement de Rimberg. Les batteries de Vaubois, à gauche du faubourg de la Guillotière, ouvrent leur feu sur les Lyonnais en retraite sur la chaussée de Perrache; cette chaussée, large de 20 à 25 mètres était longue d'environ 2 kilomètres, c'était la seule partie de la presqu'île sur laquelle on pouvait faire marcher les chevaux et les pièces, le reste se composait de marécages, dissimulés par des plantes aquatiques*. Alors le désordre se met dans leurs rangs, plusieurs d'entre eux s'enfuient, la situation va devenir désespérée, car Tentrée de Lyon est ouverte.
L'heure fatale n'était pas encore venue, car au milieu des fuyards le général en chef de Tarmée lyonnaise et son état-major arrivèrent au galop. Dubois-Crancé aurait pu dire que le cheval blanc de Précy se tenait loin du canon 2. Le pauvre cheval blanc gisait percé de coups dans la redoute de Saint-Irénée; d'un talus de rempart, le général avait vu l'occupation de la redoute de la Mulatière. Sautant alors sur la monture d'un de ses officiers, il avait quitté Saint-Irénée en toute hâte et couru à la place des Terreaux où toute la cavalerie Ivonnaise avait Tordre de se tenir rassemblée. Deux bataillons devaient s'y trouver, aussi ne les voyant pas, Précy les fait chercher par ses adjudants-généraux pour les diriger sur la chaussée de Perrache. On les avait envoyés, eux et leurs pièces, à Saint-Clair par erreur ou par trahison^.
Le général adresse une courte harangue aux cavaliers, il veut les conduire à la victoire ou à la mort: « Je ne vous parle pas du courage, vous êtes Lyonnais et Foréziens, c'est-à-dire frères en gloire, je vous dirai seule-