Lieutenant-colonel Bicliot, p
•3. « Tous les postes sont repris la baïonnette au bout du fusil. » {Un officier de l'état-major du sièye^ p. 66j.
• 486 l'insurrection de lyon en 1793
Le général Valette avait dirigé les réquisitionnaires des bandes de Javogues sur quatre colonnes * ayant en tête les bataillons des volontaires de TAriège, de TArdèche, du Loir-et-Cher, de la Charente et du Gard. La redoute assaillie de tous côtés dirigea mal le feu de ses pièces et quand Rimberg voulut faire recharger les pièces, il n'était plus temps, Touvrage était envahi par les volontaires de TAriège. Les Lyonnais abandonnèrent leur artillerie, 5 pièces de canon^, et franchirent en courant le pont de la Mulatière qui était miné. « Trois tonneaux de poudre et plusieurs saucissons de poudre qui communiquaient à toutes les traverses du pont ^ » avaient été placés pour détruire cette voie de communication si nécessaire entre les deux fleuves. Rimberg manquait à ses instructions en n'arrêtant pas les colonnes assaillantes assez longtemps pour mettre le feu à ces fourneaux. Toutefois un canonnier lyonnais, de lui-même, a placé une mèche allumée à l'un des saucissons, mais un brave grenadier du bataillon de TAriège nommé Charlemont se précipite sur la mèche, Tarrache et la jette dans le fleuve^. Au même instant, un boulet venant d'une des pièces de la redoute, retournées contre les Lyonnais, lui fracasse le pied '\
A la sortie du pont, les troupes de Valette sont accueillies par un feu de mousquetcrie. Rimberg a reformé sa troupe et repris Toffensive, mais les forces dont il dispose, une fois délogées de la redoute, sont trop peu nombreuses; prises en face et en flanc par toute la division Valette, elles reculent...
Rimberg, courant à chaque fraction, empêche d'abord cette retraite de dégénérer en déroute; les colonnes ennemies commencent à franchir le pont, ce qui gène le tir de