Lieiilonarit-colonel Richol. p
2. La partie entre le Rhône et la Saône étnit trè*; marécageuse.
mitraille sur le bataillon du Gard, dont le commandant intérimaire, Tadjudant-major Valette, a la cuisse brisée.
Précy s'est mis à la tête de la cavalerie et a conduit la charge contre le bataillon de première ligne, les volontaires de TArdèche, que commande un jeune capitaine destiné à devenir maréchal de France et duc d'Albuféra, Suchet, d'origine lyonnaise. Ce bataillon reçoit les cavaliers de Précy sur la pointe des baïonnettes, pendant que Tartillerie de Valette les couvre de mitraille '. Du Rozier tombe mortellement atteint d'un biscaïen en pleine poitrine Bollioud de Chanzieu, qui le remplace devant l'escadron, Goulard de Curaize ont le môme sort, Clermont- Tonnerre est frappé à la gorge'-. Précy est encore démonté, il prend le cheval du cavalier Loth, frappé h ses côtés et tombé en prononçant le nom de sa fiancée'^. Sous le feu, le général reforme Tescadronet alors, le vieil officier, qui avait défendu son roi dans son dernier palais, vit avec une surprise qui ne dut pas être sans joie, au chapeau de plusieurs de ses cavaliers foréziens. . . la cocarde blanche ^, suprême parure pour ces royalistes qui allaient mourir.
Précy conduit encore la charge et cette fois Tescadron rompt la ligne de bataille des volontaires de TArdèche, dont les fractions tourbillonnent au milieu des coups de sabre et des coups de pistolet ; elles se dispersent en courant, une partie tombe dans les marais, le reste s'enfuit sur la chaussée, du côté du pont de la Mulatière. La cavalerie lyonnaise a perdu le quart de son effectif et cependant un peloton tout entier, entraîné par Gavot et
1. Rappelons une nppnk'intion du représentant Sébastien Laporte, dans le rapporta la Convention : « Notre artillerie a fait comme à son ordinaire, c'est-à-dire des merveilles! » Voilà qui devançait la phrase du général de Pailly sur les chassepots à Mentana et (fui ne provoqua aucune protestation.