‹ Contre la terreurChapitre 360 sur 400 · liajtporl de (\iul/ifm, p. 2t · texte numérisé non relu

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REPRISE nu BOMBARDEMENT 527

aux portes de la ville au moment de l'entrée des représentants. Tous les dépositaires actuels de l'autorité publique dans Lyon^ Tinfàme Précy et les individus de son état-major seraient mis en état d'arrestation. Quiconque s'éloignerait de Lyon, après l'assurance donnée que les personnes et les propriétés des innocents seraient respectées, serait regardé comme rebelle*.

Les délégués protestèrent contre ces conditions. Une violente discussion s'ongagea. Couthon s'emporta, soutenu par ses trois collègues ; il linit par se calmer, mais les pourparlers devaient retenir toute la nuit au quartier général deSainle-Foy les députés des sections.

A minuit, le bataillon de la Côte-d*Or, de la division Valette, avait quitté la redoute Saint-Irénée'-', et s'était mis en marche sur la Saône et le pont de pierre, sans s'éclairer et « tambours battants », ce qui était videmment téméraire. Cette troupe alla se heurter à une petite redoute construite en travers de la rue des Macchabées -^ Il s'y trouvait quelques hommes du bataillon de l'Union, laissés là par le général Arnaud, parmi lesquels un brave canonnier, nommé Charcot. Sa pièce était chargée à mitraille, il y mit le feu on voyant la t^^te do colonne. Plusieurs hommes du bataillon de la Côte-td'Or tombèrent, deux étaient tués, trois blessés, le bataillon fit une décharge de coups de fusil inoffonsivc au milieu de l'obscurité, ramassa ses blessés et battit en retraite sur Saint-Just^.

Un des chasseurs de Précy, remplaçant une estafette assassinée rue Saint-Jean par un Jacobin'», vint transmettre Tordre de se rendre à la porte de Vaise.

Précy avait assisté à la réunion dos sections, il avait vu nommer les délégués. Dès que le général les sut en

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