‹ Contre la terreurChapitre 359 sur 400 · Uisloive de Lyon de/tuis la Hévolution, t. Il, p · texte numérisé non relu

Uisloive de Lyon de/tuis la Hévolution, t. Il, p

5. Le rappori de Doppet au ministre de la liuerre devait simplement mentionner « le 8, prise de la redoute Sainl-Irénée et incendie des maisons

526 L INSLRRliCTlOxN DE LYON EN 1793

Un peu avant H heures du soir, à travers les avantpostes joyeux des troupes de la Convention, les commissaires délégués des sections de Lyon avaient franchi la porte de Sainte-Foy et se présentaient au quartier-général de Couthon, installé dans une coquette maison de campagne. Les délégués déclarèrent dans un langage simple et triste : « que le peuple de Lyon se soumettait à la volonté nationale, qu'il avait déposé les armes, qu'il demandait à grands cris les représentants, que les portes leur étaient ouvertes et que leurs concitoyens leur demandaient décéder à leurs instances ».

Couthon, assisté de Maignet, Chàteauneuf-Randon et Laporte, les reçut avec une certaine courtoisie, il répondit, dit-il dans son rapport à la Convention, « avec la dignité qui convenait à leur caractère de représentants d'une grande nation^ ». Les délégués se retirèrent dans un appartement voisin, pendant que le proconsul rédigeait son ultimatum dont il vint leur donner lecture :

Dès rentrée des représentants dans la ville de Lyon, toute autorité civile et militaire qui existait cesserait à l'instant. I^a police serait provisoirement administrée par un comité composé d'un membre de ciiaque section. Les portes de la ville, carrefours, lieux de défense intérieure et extérieure, canons et munitions de guerre seraient livrés. Les citoyens déposeraient leurs armes de toute espèce dans le lieu des séances de leurs sections respectives, sous peine d'être réputés suspects et mis en état d'arrestation.

Les armes des troupes casernées resteraient en dépôt dans les casernes qui seraient livrées aux troupes de la République, tout individu qui paraîtrait en armes serait fusillé à l'instant. Tous les patriotes détenus depuis le 29 mai seraient représentés

de Saiiit-Just ^ (Arc/ùrcs Jûshnujuvs de la Guevvp: Année des Alpes). — Dans sou mémoire juslificalif qui porte couiuic lilre : Kclaircisseuients sur la f'iiih\ l\irrrsfn/i(>n et la niorl (les fmjnrds à Li/i>n,Di^p\)vi mentioune que la prétcuiiue allaqu»' de Saint-Jusl eut lieu à six heures du soir ; Couthon, dans sou rapport place à huit heures riucendie du couvent qui l'aurait facilitée.

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