Happort de Ditppet [éclaircissements sur la fuite y elc
REPHISH DU BOMBARDEMENT 529
I /adjudant-général Sandos avisa le représentant Gauthier dès quatre heures du malin, au quartier général de la Pape, que sur les indications d'un soi-disant « muscadin », Précy était à cheval avec son monde et qu'il allait faire une sortie. Sandos ajoutait : « Envoyez bien vite Bertrand et mon adjoint Andrieu au pont de la Pape afin (ju on garde le pont. Moi je réponds ici que vingt mille hommes ne me forceront pas. Si vous voulez venir ici, vous le pouvez... »
Ce billet un peu présomptueux était daté des avant-postes de Saint-Clair et Tadjudant-général Sandos ne se doutait pas, à rheure où il écrivait, queBurtinde la Rivière, chef do ce cantonnement, était déjà h Vaise. La troupe qui y cantonnait, surtout les canonniers, avaient eu une déplorable attitude, pendant la journée' du 8 ; ces mauvais soldats obéissaient aux insinuations perfides des agents jacobins. Lyon était infesté d'espions, Taide de camp même de Doppet, le capitaine Blondeau, déguisé en « muscadin » était introduit dans la ville par un complice, avec une carie de section ' et surveillait les préparatifs de sortie. Toutefois grâce h la précaution de Précy de faire presque tous les soirs battre la générale, la population et les avant-postes cnni^mis ne se préoccupaient plus autant des mouvements des troupes lyonnaises, croyant qu'il ne s'agissait le plus souvent ([ue di» la relève des postes. Le secret fut (faillcurs parfaitement gardé jusqu'au moment de la formation du petit parc d'artillerie.
Le bombardement avait cessé, un silence sinistre le remplaçait... Personne n'ignorait à Lycm que les délégués dos sections sollicitai«»nl la paix et le pardon. Nous les avons laissés avec les représentants î\ Sainte-Foy, la discussion se prolongeait, malgré les menaces de Couthon : « Vos portes s(»raient de fer que nous les briserions! Vous recevrez les conditions qu'il plaira à la Ré-