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dans leurs bras, nous les pressâmes contre notre sein'i'»
Il faut espérer que dans ces épanchements, les persécuteurs ne songeaient pas encore à dresser leurs listes homicides, ni à démolir la malheureuse ville dont ils parcouraient en triomphateurs les quartiers incendiés. Leur satisfaction était d'autant plus grande que le commandant du château de la Duchère et Fadjudant-général Sandos les informaient que la colonne lyonnaise avait forcé le passage, mais que la division Valette la poursuivait, que le tocsin appelait aux armes toutes les gardes nationales de la campagne et que cette troupe de fugitifs ne pouvait manquer d'être taillée en pièces.
Au palais épiscopal où avait habité si longtemps le prolixe Lamourette, mis d'ailleurs en état d'arrestation depuis plusieurs semaines comme « suppôt du fédéralisme m^ Dubois-Crancé s'était décidé à rejoindre les trois autres représentants, mais il y trouvait aussi une fâcheuse nouvelle. Un courrier de Paris apportait à Cou thon Tampliation d'un décret de la Convention, rendu sur la proposition du Comité de Salut public, qui relevait définitivement de leur mission Dubois-Crancé et Gauthier. Ceux-ci éclatèrent en reproches, accusant l'ami de Robespierre de les avoir desservis auprès du Comité, ce dont il était parfaitement capable. Toutefois il fallut obéir ^ et les deux représentants en disgrâce préparèrent un long plaidoyer que Dubois-Crancé devait prononcer devant la redoutable assemblée.
Couthon, Maignet et Laporte décidèrent que l'ancienne municipalité, présidée par Bertrand, dont le souvenir était resté si odieux à la population honnête, allait être rétablie dans ses fonctions.
Le dépôt dans les sections de toutes les armes que possédaient les particuliers était ordonné immédiatement et devait s'effectuer sous la direction d'un Comité Je sur-