Gonon, pièce
2. Cf. Happort de Couthon imprimé par ordre de la Convention.— Compte rendu à la (^onvenlion ])ar Dubois-Crancé (notamment la lin), et le filandreux rapport de Doi)pel intitulé : Eclaircissements sur la fuite, l'arrestation et la mort des fuyards de Lyon.
532 l'insurrection de lyon en 1793
Le général Rivaz forma une colonne dont Châteauneuf- Randon prit personnellement le commandement. Cette troupe franchît la porte Saint-Just,*et sans rencontrer aucun obstacle, descendit le Gourguillon. Au bas de la pente, elle fut accueillie par un certain nombre de Jacobins, venus de l'autre côté de la Saône qui lui firent un accueil enthousiaste ^ Les habitants du quartier Saint-Georges et de la place Saint-Jean gardaient une attitude calme.
Chàteauneuf-Randon déclara qu'il voulait délivrer les victimes de la réaction ' ; il conduisit sa troupe à la prison de Roanne et fit mettre en liberté deux cents prisonniers, militaires pour la plupart, dont l'échange avait été inutilement proposé par Précy à Dubois-Crancé. La colonne franchit le pont Saint-Jean et se dirigea vers THôtel de Ville, au milieu des acclamations des amis de la Convention... et de ceux qui redoutaient ses représentants.
Entre huit et neuf heures du matin, une nouvelle députalion des sections (Hait venue à Sainte-Foy répéter les protestations de soumission et solliciter l'entrée solennelle des représentants. Couthon y consentit et engagea Dubois-Craiicé, Maignet et Laporle à monter en voiture avec, lui et à se rendre k rilùtel de Ville. Dubois- Craucé qui no pouvait si; décider j)rol)ablenient à céder la préséance à (^oullion, refusa de faire partie du cortège "^ Maignot voulut monter à cheval', estimant une telle atlilude plus martiale. Couthon et Laporte figurèrent donc seuls dans le carrosse, et sous l'escorte de leur collègue, encadré d'un fort détachement de gendarmerie et de hussards, ils prirent à leur tour le chemin de la place des Terreaux. <^ Le moment de notre entrée dans Lvon fut un moment bien beau pour la République, écrivit Couthon dans son rapport, et bien touchant pour nous. Nous vîmes les patriotes opj)rimés, ils nous serrèrent
1. IhUlelin (/es aulorilcs inUi (dires, Châleaiiiieuf à Gaiilhier, 9 octobre.