‹ Contre la terreurChapitre 368 sur 400 · CHAPITRE XXIX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXIX

Nous avons vu Précy quitter son quartier général de THôtel de Ville à trois heures du matin, accompagné de ses aides de camp et de quelques adjudants-généraux, tous à cheval et bien armés, en habit de ville, mais portant leurs épaulettes*. 11 se dirigeait vers le quai de Saône, faisait couper le pont de bateaux, puis établir une batterie de trois pièces sur le pont de pierre avec quelques canonniers dévoués, en leur donnant comme •consigne d'observer le quartier de Saint-Georges et de protéger la retraite du détachement^.

Le général et son état-major revinrent ensuite sur Vautre rive de la Saône, au quai de Serin ^ pour y recevoir les détachements de Saint-Clair et des Brotteaux, celui <le la Croix-Rousse ne pouvait pas encore être arrivé, sa retraite présentant des difficultés exceptionnelles en raison de la proximité des avant-postes ennemis. Chaque détachement, connaissant le point de concentration, devait s'y rendre individuellement le plus silencieusement possible. Précy vit arriver au bas de Serin quelques fractions de troupe de Tintérieur de la ville, il leur fit passer le pont Saint-Vincent, en leur ordonnant de se diriger aussi silencieusement que possible vers l'endos de la Claire, près duquel il avait placé deux adjudants-généraux.

La matinée s'avançait et le général n'avait encore à sa

1. C'était en quelque sorte la petite tenue de rannée lyonnaise souvent portée. Nolhac le rappelle dans ses Souvenits de la Révolution à Lyon.

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