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536 l/lNSURIiKCTION DE I.YON KN 1793-
disposition que « des débris de compagnie et des individus isolés », il se rendit dans le faubourg de Vaise par le pont Saint-Vincent et la rue de Pierrescize, si longue et si triste, qui suivait les sinuosités delà rivière et qui ne s'ouvrait que par des ouvertures pompeusement appelées ports. Au-dessus d'elle, se dressaient le formidable rocher de Pierrescize et son château que défendait mal ime dernière batterie dominée par le château de la Duchère.
Malgré leurs préoccupations, le général, ses officiers et les détachements qu'ils conduisaient ne pouvaient s'empêcher de regarder cette vieille forteresse, dont la haute tour avait servi de cachot aux infortunés officiers de Royal-Pologne qui en avaient été arrachés par la populace, le 9 septembre 1792 et cruellement massacrés... Dans cette petite troupe d'hommes de cœur, chacun gardait l'espoir d'échapper à un pareil sort, en combattant en rase campagne, au grand jour. Hélas ! pour beaucoup, celte espérance devait être déçue...
11 est six heures du matin. I^e brouillard heureusement s'élève du bord de la rivière et dissimule les groupes et les reflets d'armes. La redoute de Vaise est franchie, quelques soldats (jui la gardaient se joignent au général. On marche niaintonaut presque en rase campagne, car on touche aux dernières maisons du faubourg, entourées de jardins ou d'enclos. Enfin devant l'une d'elles, à peu de distance de Tesplanade appelée le plan de Vaise, la troupe lyonnaise s'arrête, pénètre silencieusement dans un parc par une porte à claire-voie qui donne sur le faubourg^; on est à la Claire. Rien ne semble indiquer que l'ennemi ait aperru la sortie'-.
Quand Précy entre dans le vaste enclos, dont les beaux chênes ont gardé leur feuillage protecteur, 400 hommes s'y trouvent rassemblés, le général en amène envi-