‹ Contre la terreurChapitre 377 sur 400 · RrlnfioN (tu f/ctirral île Précu. Pcrenon,p · texte numérisé non relu

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2. " Ici. le jMTo partait .irrosi' des larmes de ses enf.mts, la, un fils, un frère renonçaient à leur famille ê[»lnrée, à Jliabilalion «le leiu's îincfMres. Des jeunes femmes, inspirées par lem* amour, ^^uidées ])ar leur eoura^e, tenant entre leurs l)ras le fruit de leurs entrailles, veulent suivre leurs é])0ux et marchent avec eux. Les infortunés, ils courent à la mort. » In of/icu'r (le l'^rffil-inajin' du sicf/c, p. ",',').)

3. Marquis Costa de Beauregard, Sourrnirs du comte de Virieu^ p. 3*6.

LA SORTIE DÉSESPÉRÉE o45

L'arrière-garde arriva devant Saint-Rambert, mais au moment où elle allait se rapprocher du corps du centre, Tennemi surgit par les pentes de la Sauvagère. Le tocsin sonnait à toutes volées dans les villages environnants, des paysans armés grossissaient les rangs des volontaires, tirant sur les femmes, sur les enfants ^ Si Tavant-garde n'avait été aux prises avec Tennemi, Précy en entendant la fusillade, serait accouru au secours de son arrièregarde, mais il fallait faire une trouée, le cercle se referma derrière lui'^. Son aide de camp, M. du Roure, à la tète du dernier pelolon d'infanterie et de la pièce d'artillerie de queue, avait peine à se dégager, il n'y parvenait qu'en abandonnant son canon. Cet officier vit, avec -désespoir, le cercle infranchissable où se débattaient le détachement de M. de Virieu et les malheureux qui s'y étaient joints*^. Virieu voulut percer quand mOme et l'épéc haute, debout sur ses étriers, entraînant les plus braves, il chargea l'ennemi et disparut dans ses rangs '\

Le lendemain seulement, on retrouva son corps, il fut reconnu à sa croix de Saint-Louis enfoncée dans sa poitrine par une balle \ Dubois-Crancé et Gauthier voulurent espérer qu'il faisait partie des prisonniers''. Virieu avait eu la mort du champ de bataille, combien devaient l'envier parmi ceux de ses compagnons qui furent contraints à mettre bas les armes et h s'acheminer vers les prisons lyonnaises !

M. de Clermont-Tonnerre, avec une faible partie de

1. Doppet se vantail d'avoir fait envoyer des coiiiiiiissaires dans les •municipalités environnant Lyon pour faire sonner le tocsin^ en cas d'apparition d'une colonne arnU^e. [Uopitei, Eclaircissemen/s, etc.)

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