Ce qu'on appelait le plan de Vaise
544 l'insurrection de lyon en 1793
La colonne laissait cinq ou six jeunes gens dangereusement blessés, ils s'écriaient: « Général, ne nous abandonnez pas, nous sommes perdus. Emmenez-nous M » Précy en pleurant se sépara d'eux... Ils devaient être découverts dans la soirée et transportés dans la prison de Roanne, en attendant Texécution.
La marche continue sur Saint-Rambert, le corpsi du centre pénètre dans le village que Tennemi évacue, mais pour se reformer à TOuest sur une hauteur qui domine le village. La seconde colonne rejoint Précy dans Saint- Rambert, devient Tavant-garde et attaque sur la gauche Tennemi qui bat encore en retraite. Précy s'est aperçu que l'arrière-garde ne suit pas ; en se portant en arrière, il la voit à quatre cents pas de son dernier peloton, l'intervalle est trop grand.
Le dclachement de M. de Viricii avait été rejoint à la sortie de la Glaire par une foule de femmes, d'enfants, de vieillards, qui s'étaient mêlés à ses rangs et Tavaient retardé ^ Virieu les engage vainement à s'éloigner, ses officiers et ses hommes joignent leurs instances aux siennes. Rien n'y fait; plusieurs ivtroiivaient leurs familles et ne se sentaient pas le courage de s'en séparer'!
Les premiers boulets qui loinhèreut dans la colonne firent quelques victimes, mais n'occasionnèrent pas de panique. Il en fut différeinraent quand un de ces |)rojectiles j^enétra dans l'un des deux caissons d'artillerie et produisit son explosion. Il y eut plusieurs morts et de nombreux blessés ; le désordre fut tel que .M. de Virieu eut grand'peine à reformer sa troupe et à la remettre en marche -^