Relation t/e Précy^ Perenon, p
552 l'insurrection de lyon en 1793
dans le bois du Mont-Popey la colonne se désagrège, une vingtaine d'hommes tombent de lassitude sur le sol; quelques-uns, redoutant les tortures d'un implacable ennemi, se brûlent la cervelle'.
Plus de 300 paysans en armes débouchent dans le bois et courent sur les 80 Lyonnais; 25 pu 30 coups de fusil font reculer les nouveaux assaillants, mais les hussards reviennent avec des renforts, des paysans sans armes les accompagnent, Tun d'eux crie : « Rendez-vous, il ne vous sera fait aucun mal ! » La fusillade s'arrête.
Le paysan offre, moyennant un louis, d'aller chercher une cruche de vin. Les soldats de la Convention s'éloignent avec lui. Les trois officiers restés avec Précy l'engagent à les quitter, ils espèrent obtenir une capitulation, mais le général en sera certainement excepté. Qu'il quitte ses compagnons d'armes, cela vaudra mieux pour tous, Rcsticr, Schmidt, Audras l'en conjurent. Il s'y décide enfin et disparaît dans le bois^.
Une rumeur s'élève menaçante, les dragons et les hussards reviennent, agitant leurs sabres ou leurs raousquolons et av<H* eux des bandes de gardes nationaux qui couchcMit en joue les Lyonnais, en les injuriant.
Restier a pris le commandement, il répond fièrement à un chef d'escadrons de hussards qui le presse de livrer son f^énéral, que Précy n'est pas avec eux. « Tu mens, Précy, c'est toi, dit l'officier de l'armée delà Convention qui met le sabre à la main et attaque l'aide de camp. Celui-ci froidement lui casse la tôte et d'un second coup de pistolet se brnle la cervelle. »
Alors le massacre commence : on se jette dix contre un sur les Lyonnais, on les égorge aux cris de : ^< A mort les muscadins î » Ouohjues officiers plus humains en font épargner vingt-deux, on leur lie les mains et, à