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troupes régulières. De l*arniée de siège, seule la cavalerie a pu les rejoindre, elle aurait suffi pour les capturer, si elle avait attaqué sans différer*. Précy veut utiliser ce délai, il supplie ses compagnons de reprendre la marche vers les bois de Saint-Romain, où ils pourront mieux se défendre ou se disperser. Un quart de lieue seulement les en sépare. «Hélas! ce n'était pas le courage qui leur manquait, mais les forces-. »
Enfin ils se relèvent, resaisissent leurs armes et, en chancelant, ils s'engagent dans des chemins boisés, sur la droite, qui les dérobent h la vue de l'ennemi; ils arrivent au village d'Ancy^, sur les pentes au-dessus de la Trésoncle.
Précy veut, en effet, gagner les bois de Saint-Romain, non pas seulement parce que c'est une position qui lui semble défendable, mais sans doute aussi parce qu'il espère que Tennemi ne l'aperçoit plus et continuera sa marche offensive en demi-cercle vers TOuest. Peut-ôtre cumpte-t-il, par la vallée de la Rrévenne, gagner ces montagnes de Chevrières qu'on dit si hospitalières à ceux que poursuit la (Convention, peut-être, tout simplement, cherche-t-il l'abri le plus proche |)our ses malheureux compagnons...
En débouchant d'Ancy, à trois cents pas du village, les Lyonnais trouvent un escadron de hussards qui les guette ; les fugitifs se forment immédiatement en bataille, et derrière Précy, l'épée haute, marchent résolument sur Tescadron ennemi. Celui-ci tire précipitamment quelques coups de carabine, et, devant les baïonnettes lyonnaises, « se rompt, se disperse'* », dégageant l'entrée du bois.
Ce fut le dernier succès. Après cet effort, et une fois
\. Helalion tic Prvcy, Pcrenon, p. 111.
2. Ces malheureux avaient fait depuis la veille plus de 5U kilomètres !