Oui comptait W.] ans de services et 15 canipa^rnes
2. (^onitmmicdtion de M. le haron Joseph dti Teil, auteur lïune Fa mille nnlitahe an X] III' siècle, Paris. IMcard, 1800.
.3. i'ne Famille tnilihiire au AT///* sièrle. Paris, Picard, 1890, p. 443.
4. « Nos commissaires ont arrêté la citoyenne Cliènclette, parce qu'eUe nous .1 (lit où est son scélérat de lils, et oii est sim arfjenterie. » (La Chapelle, H si (lire des Irihuuaux réiolutionnaires, p. 26.)
BEAUCOIP I)K VICTIMES HT QUELQIKS EVASIONS 571
passage à Lyon, exprima son estime pourTéminent ingénieur militaire.
La ville de Fribourg servit de refuge h Tancien commandant du camp des Brotleaux, M. de Nervo, ex-capitaine de vaisseau dans Tescadre du comte de Grasse. A la rentrée des Bourbons, il devint contre-amiral.
La Première Restauration nç pouvait oublier Précy, non seulement à cause de la défense de Lyon, mais encore pour les conspirations royalistes qu'il dirigea de Berne et de Bayreuth pendant le Directoire et le Consulat. Arrêté sur Tordre de Bonaparte, emprisonné pendant deux ans, il avait refusé de se soumettre au vainqueur de Marengo et repris fièrement le chemin de l'exil. En 1812 seulement, la police impériale l'autorisait à rentrer, non pas dans son vieux château de Précy, vendu nationalement, mais dans la petite ville voisine, Marcigny.
En 1814, la Première Restauration le nomma lieutenant général, commandeur de Saint-Louis, commandant supérieur de la garde nationale de Lyon, honneurs mérités, peu rétribués et précaires h son âge.
D'ailleurs sa mise h la retraite, deux ans après ^ le fit rentrer définitivement dans sa modeste maison de Marcigny. 11 y recevait les soins dévoués de M"* de Précy^, veuve en premières noces d'un cousin du général, Perrin de Noailly, guillotiné aux Brotteaux, le 25 novembre 1793. Que de souvenirs mélancoliques pouvaient échanger les deux vieillards!...
Alors que les dévouements h la royauté triomphante s'affirmaient nombreux et bruyants, le vieux royaliste qui, par abnégation, avait combattu sous les couleurs
i. Par décret du 5 juin 1816. Un mois auparavant, le roi le nomma grand-croix de Sainl-Louis, le 2S mars WM.
2. 11 avait épousé M"* Jeanne-Marie de Chavanne-Beaugrand, veuve Perrin de Noailly, et elle-même originaire du Forez. Le général de Précy mourut le 25 août 1820. Dans son testament, il rappelait son peu de fortune et recommandait sa veuve aux bontés du roi. La comtesse de Précy reçut une pension de 1.500 francs, comme veuve d'un lieuteoant-général.
572 l'insurrection de lyon en 1793
républicaines, pouvait évoquer, non sans fierté, les souvenirs de la lutte : Sainte-Foy, Perrache, Saint-Rambert et répéter le cri de guerre des Lyonnais :
RESISTANCE A l'oPPRESSION !
Cette fière devise ne résume-t-elle pas toute la défense de Lyon, avec ses heures d'illusions et ses jours d'héroïsme ?