‹ Contre la terreurChapitre 391 sur 400 · Coniniunicotioti de M. ClaudeSocl Uesjot/eaua · texte numérisé non relu

Coniniunicotioti de M. ClaudeSocl Uesjot/eaua

4. Papiers de Uarthélemy : lettre de Venet, agent secret de la République, Lausanne, le 7 mars 1794.

570 l/lNSLRRECTIO\ DE LYON EN 1793

d'apprendre que sa coopération à la défense de Lyon avait coûté la vie à son père, le lieutenant-général baron du Teil ', qui n'avait eu aucun rapport avec Précy et l'armée lyonnaise, mais qui n'en fut pas moins condamné à mort pour le crime « de communication et liaison avec un fils rebelle et «fugitif». Le général du Teil était également accusé « d'aristocratie et de haine pour la Révolution », lui qui, comme commandant de l'École d'artillerie d'Auxonne, avait laissé au lieutenant Bonaparte un tel souvenir que l'empereur Napoléon, dans son testament de Sainte-Hélène, lég^ia cent mille francs à ses fils ou à ses pelit-Hls*.

11 avait été fusillé à Lyon le 3 novembre 1793. Trois de ses fils se retrouvaient à l'armée de Gondé. Le quatrième y avait été mortellement blessé.

Ce n'était pas le seul malheur qui allait atteindre Claude du Teil. Sa douce et gracieuse jeune femme, qui n'avait pas habité Lyon, voulut le rejoindre en Suisse. Elle fut arrêtée à Pontarlier, comme prévenue d'émigration, renvoyée devant le tribunal révolutionnaire de Paris ot condamnée à mort '* le 20 juillet 1794.

Le plus important des collaborateurs de Précy qui avait môme commencé, avant l'arrivée du général, ce merveilleux travail de rolôvement et d'agrandissement des fortifications, le colonel de Chênelette avait pu, grâce à l'ingénieux dévouementde sa mère, échapper à une visite domiciliaire* et se réfugier en Suisse à travers mille dangers. Quand il y cul en France un peu d'apaisement, le colonel rentra dans son château de Chênelette où il vécut dignement et simplement. Le Premier Consul, lors de son

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