Morin, I. II, p
r». Prnrès-rertjat des sections.
t>. If)i(t. Précis Niorhe et (iauthier, p. !62.
BATAIU.E DE HUES 45
représentant fut mis en présence des commissaires des seclions qu'il avait traités la veille avec tant de désinvolture.
Ceux-ci ne lui manifestèrent aucun sentiment blessant et l'invitèrent i\ prendre place au bureau ^ Gauthier s'empressa de déclarer qu'il était étranger à l'arrêté du 14 mai el qu'il s'était trompé sur le compte des sections*. Fréminville lui fit remarquer que les représentants en mission auraient pu prévenir la lutte homicide qui ensanglantait Lyon et qu'ils devaient amèrement regretter leur blâmable inaction, l'invita à se rendre auprès de Nioche, qui se trouvait avec l'administration du département, et rengagea à se concerter avec son collègue pour tenter de réparer, dans la mesure du possible, le mal qu'ils avaient fait ou laissé faire. Avant de se retirer, Gauthier fut mis en présence de l'adjudant-général Le Doyen qui, sur la réquisition de Frérainville, rédigea et signa Tordre au bataillon des volontaires du Mont Blanc et aux dragons dont la municipalité disposait de se retirer dans les casernes. Gauthier s'empressa d'approuver cette réquisition et fut autorisé à rejoindre Nioche 'K
Le Doyen fut de nouveau interrogé minutieusement sur la nature de la mission qui lui avait été confiée. 11 en rappela les dilTérentes péripéties que nous connaissons déjà, insistant sur ce que le général en chef de Tarmée des Alpes l'avait mis à la disposition des représentants, qu'il avait été directement requis le malin même par Gauthier et par le Comité de Salut public '•, qu'il avait cru devoir leur obéir, mais qu'ilavailfait la défense expresse aux troupes de toutes armes, sur lesquelles s'exerçait son autorité, « de tirer sur les citoyens, que c'était, en violant cet ordre et en son absence, que le sang avait
!. Pi'ocès-t'erhal rien sections. [Archives nalionafes, 339.344.43.)