‹ Contre la terreurChapitre 42 sur 400 · Id · texte numérisé non relu

Id

4. DéposiUon de l'adjudant-général Le Doyen. -Même dossier: Archin's nationales.)

46 l'inslrrkction de lyon en 1793

coulé ». On rengagea h signer sa déclaration qu'il crut devoir terminer par l'expression de toute sa sympathie pour les sections de Lyon*. Cette sympathie s'étdit incontestablement accrue depuis la victoire des sections...

Après la déposition de Tadjudant-général, les commissaires recevaient communication d'un arrêté un peu tardif, pris par les administrateurs du département et aux termes duquel le Conseil général de la commune, c'està-dire la municipalité, était suspendu de ses fonctions, et le citoyen Madinier reconnu en sa qualité de commandant généra] provisoire. Les représentants Gauthier et Nioche, pour mieux prouver leur repentir, n'avaient pas hésité à contresigner cet arrêté. Les commissaires des sections étaient invités « à faire proclamer ledit arrêté et h le faire parvenir à l'hôtel commun* ». Désireux de montrer leur déférence pour l'autorité départementale, qui avait singulièrement tardé à se manifester, les commissaires des sections envoyaient cette communication à l'Hôtel de Ville par un parlementaire. Depuis le départ ou plutôt depuis la capture de Gauthier, le feu avait cessé, mais on veillait dans les deux partis « le doigt sur la gâchette », comme l'a dit un témoin oculaire.

Le Comité de Salut public, un peu rassuré, tenta de gagner du temps, comme le prouve la lettre suivante remise, à dix heures du soir, aux commissaires des sections.

Citoyens,

Pénétrés des malheurs qui désolent notre cité, nous ne doutons pas que vous no soyez de même. En conséquence, nous

1. « Déclarant que les sentiments de patriotisme que j'ai entendu énoncer avec la franchise la plus républicaine et que les procédés loyaux que les citoyens des sections de Lyon ont envers moi leur donnent les droits les plus sacrés à mon estime, car je les regarde comme d'excellents patriotes.» — Signé : Doyen, Fréminville, président ; Loire, vice-président; Napoly, secrétaire. (Domi>?w/m Comt'M de Salut public : Archives nationales^ AFii, 330-344.43.) L'adjudant-général a signé Dot/en, d'après la copie Tillard, mais dans l'interrogatoire, il déclarait se nommer Le Doyen.

Page 1