Balleydier, Histoire du peuple deLj/on, t. 1, p
2. C'est ce qui, d'après le Procès-verbal des sections^ constitue « une lé-
A la première colonne, Madinier s'est placé en tôle du bataillon du Port-du-Temple ^ M. Buisson lui sert d'aide de camp. Tous deux, la bride aux dents, le sabre d'une main, le pistolet de Tautre, font franchir à leurs chevaux les quatorze marches de l'escalier extérieur'^. Des sapeurs rejoignent leurs officiers et, à coups de hache, défoncent les vanteaux de la porte. Les sectionnaires se précipitent dans l'Hôtel de Ville, ils trouvent une centaine d'hommes ivres qu'ils désarment et traînent sur la place sans leur faire de mal-^ Maccabeo ne s'est pas caché, et comme on ne découvre sur lui aucune espace d'armes, on le met en liberté sous une pluie de quolibets. Des estafettes partent en toute hâte informer de la victoire définitive les administrateurs du département et les délégués des sections.
Les représentants, intimidés et inquiets, joignirent leurs félicitations à celles des chefs de l'insurrection qu'ils avaient vainement combattue. Le commandant général provisoire fut invité « à tenir l'hôtel commun en état de recevoir les représentants du peuple, les corps administratifs et les commissaires des sections ^ 11 était quatre heures du matin •'. Lyon avait recouvré son indépendance, les armes à la main, et ceux de ses enfants qui avaient succombé dans la lutte étaient bien morts pour la Liberté ! .
gère résistance», bien légère, car le procès-verbal ajoute : « Tous les anarchistes s'étaient enfuis. > i. Gonchon au ministre Garai. [Archives nationales, AFn, 339-344.43.)
2. M. Perenon-, le Sièfje de Lyon (Lyon, Guyol, 182:j). Noies du premier chapitre, p. 12. Les détails donnés par M. Perenon sont ordinairement très exacts; toutefois il fait franchir à Madinier et à Buisson, non seulement les quatorze marches (Pescalier, mais même « les baïonnettes des républicains qui le défendaient.» En réalité, en fait de baïonnettes, il n'y avait plus que celles des sectionnaires.