‹ Contre la terreurChapitre 54 sur 400 · Kellermann avait été promu maréchal de camp en · texte numérisé non relu

Kellermann avait été promu maréchal de camp en

Gi L*lNSlRRECTION DE^YON EN 1793

euivDt l habileté depro6ter de sa présence pour reprendre coaUet avec une population mal disposée. Nioche et Uauthier se mêlèrent donc aux habitants, affectant de les rassurer contre Téventualité d'une prochaine attaque par la troupe de lignée Kellermann, plein de candeur, ne discerna pas les véritables sentiments des conventionnels. u Les corps administratifs et les citoyens en général m'ont témoigné beaucoup de confiance, écrit-il au ministre de la Guerre-. J'ai vu qu'il n'éclaterait point de contre-révolution, et j'ai accepté l'offre des bons citoyens, de les appeler sur les frontières si leur secours était nécessaire pour repousser l'ennemi. »

Le futur maréchal de l'Empire partit de Lyon le lendemain, f'^juin, suivi des représentants, heureux de quitter sous sa protection la ville qui avait bravé leur autorité et de se réfugier à Grenoble derrière les baïonnettes de l'armée des Alpes ^

Kellermann qui ne songeait qu'à la défense de la frontière alla reconnaître le col de Vars et inspecter le camp de Tournoux.

A Lyon, le parti vainqueur ne songea pas à retenir les représentants en otages. Tout à la joie du succès, les corps administratifs s'organisaient, rendaient des arrêtés, créaient des comités, nommaient à de multiples emplois.

Jean-Jacques Coindre, chargé des fonctions de maire, sous le titre de Président du Conseil général provisoire de la Commune, Guillin, procureur de la Commune, Beraud et Barbier, substituts, Ricoud, secrétaire-greffier* formaient le bureau des administrateurs.

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