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Archires nationales, AFn, 342-43, séance du iî juillet

4. Et non dans les déparlements du Nord et du Midi, comme le dit le procès-verbal de la délibération du 5 juillet 1793. {Archives nationales, AF", 342-343.)

LYON CHERCHE DES ALLIES iOi

querelles d'antan, leurs compétitions, leurs divisions, les uns et les autres souhaitaient le renversement de la Convention par tous les moyens. Une armde, commandée par le général deWimpffen, allait marcher sur Paris, en se grossissant à chaque étape de tous les mécontents, de tous les adversaires du régime actuel. Que pourrait contre de telles forces qu'il quallHait de formidables, les bandes d'émeutîers de la Commune de Paris? Aux autorités lyonnaises de ne pas rester inactives, de préparer des troupes pour une intervention prochaine et de réprimer avec la dernière énergie toute tentative des Jacobins*.

La majorité de la Commission ne paraît pas avoir partagé les espérances de son délégué. Sans statuer sur ses conclusions, elle le nomme adjoint à ses comités pour coopérer à leurs travaux, il aura droit à la parole dans les séances, mais on ne lui accorde pas voix délibérative **.

Dans la séance du lendemain 6 juillet -^ laCommission départementale crut devoir informer Kellermann que les autorités de Lyon avaient intercepté une lettre de Dubois- Crancé où se révélaient les intentions hostiles contre la ville et le département. Ils l'informaient en outre que le môme Dubois-Crancé leur avait envoyé le général de brigade Sériziat a pour leur faire des propositions insidieuses dont l'exécution pourrait entraîner la perte de la République ». Les membres de la Commission rendaient hommage h la probité et au républicanisme de Sériziat « Tobjet de sa mission les avait forcés, disaient-ils, à le retenir mais ils étaient prêts à le laisser rejoindre l'armée des Alpes, si Kellermann estimait nécessaire la présence de cet officier général^ ».

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