‹ Contre la terreurChapitre 99 sur 400 · Cl. Joachim Puy, p · texte numérisé non relu

Cl. Joachim Puy, p

l'occupation du forez 125

tives d'indépendance, ils manifestèrent Tintention de s'enrôler dans la petite armée départementale. Le commandant du bataillon de la garde nationale, M. Dupuy des Ronzières*, d'accord avec le commandant des Lyonnais, avait fait occuper les principaux postes et Tordre ne semblait pas devoir ôtre troublé. Aussi Servant, après s'être entendu avec le maire, M. de la Plagne, homme des plus estimables et tout dévoué aux idées d'ordre et de liberté, résolut-il de tirer parti des bonnes dispositions de la population en enrôlant les anciens militaires et les jeunes gens favorables à la cause lyonnaise. Il décida également de renvoyer à Lyon une partie de ses volontaires qui escorteraient les armes saisies à la manufacture de Saint-Étienne.

Le commandant Le Blanc' quitta Montbrison avec une grande partie de sa colonne que vint relever un détachement de Saint-Etienne ; un capitaine de la garde nationale lyonnaise, nommé Roche, le remplaça « comme commandant de la station de Montbrison ».

L'adjudant-général Servant revint à Saint-Étienne oix il établit comme commandant en second, sous le titre de quartier-maître chargé de la comptabilité, un simple grenadier fort intelligent nommé Claude Joachim Puy'*, qui devait écrire l'intéressant récit de cette expédition.

Le commandement de la « station de Saint-Chamond » fut confié au capitaine Roux, de la garde nationale de Lyon.

Trois cents hommes étaient répartis dans chacune des garnisons de Montbrison et de Saint-Etienne; 100 Lyonnais occupaient Saint-Chamond. Bientôt sur les bonnes nouvelles de l'expédition il arriva 30 cavaliers, jeunes

i. M. des Ronziércs, l'un des notables de Montbrison, devait être condamné à mort par la Commission révohitionnaire de Lyon, huit mois dIus tard. ^

Page 1