Cl. Joachim Puy, p
4. Archires nat'nniales^ Coniitt^. de Salul puhlu\ Evénements de Lyony AFu, 339-3i4.43. (Kxtrait d'une correspondance de Saint-Etienne).
124 l'insurrection de lyon en 1793
sympathie mais un observateur perspicace aurait reconnu que la majorité des ouvriers déguisait par prudence ses véritables sentiments entièrement acquis au parti jacobin.
L'un des membres les plus dangereux de ce parti, Noël Pointe, membre de la Convention et commissaire à la manufacture d'armes, n'avait pas cru devoir attendre « les rebelles lyonnais », il s'était enfui dans les montagnes de Jaurôt^ et y resta caché treize jours*.
Biroteau et Chasset agirent comme à Saint-Chamond, ils firent fermer le Club des Jacobins'^, brûler les registres des dénonciateurs et convoquer la section. L'assemblée se tint dans la chapelle Sainte-Ursule, sur la place du marché.
A six heures du soir, Biroteau y prit la parole, il prononça un nouveau discours contre la Convention '*.
Certains auditeurs protestèrent violemment; à la sortie il y eut une bagarre. Servant qui était présent fit arrêter les perturbateurs les plus ardents : le curé assermenté Dulac, le chirurgien Foujols, officier municipal et un négociant nommé Louis Philibert. On les garda en prison jusqu'au lendemain.
Dans la soirée, la seconde colonne dont M. Le Blanc prit le commandement, M. de Nervo restant k Saint- Etienne, partit pour Montbrison et l'occupa sans difficulté. Biroteau vint rejoindre le détachement le lendemain 13 juillet et prononça dans la halle un troisième discours où il prêchait encore la fédération des départements.
Le public se montra bien disposé; il y avait à Montbrison de nombreux royalistes qui se déclarèrent sympathiques au mouvement lyonnais et à toutes les tenta-
1. Note des éditeurs de Puy, p. 27, d'après une pièce conservée aux Archives ife la mairie de Sainl-EUenne.