SCÈNE VI
UTILITÉ DE LA CONFESSION. L'APOSTAT CHINIQUY A PEUR DE LA CONFESSION ET LA MÉPRISE PARCE QU'IL EST RENÉGAT ET QU'IL A FOULÉ AUX PIEDS SON VŒU DE CHASTETÉ.
Le Membre de l’Institut-Canadien.—Je reconnais volontiers qu Ma confesssion est une institution respectable, qu’elle peut € ir les masses dans le devoir; mais, je vous l’avouerai en
{ toute sincérité, je ne vois pas encore bien quelle est son utilité.
L'Instituteur.—On vous a dit, il y a un instant,. que la confession a été instituée par Notre Seigneur-Jésus-Christ pour la rémission des péchés. Voilà la première utilité : Quiconque commet le péché mortel, après avoir reçu le baptême, ne peut rentrer en grâce avec Dieu, qu’en s’approchant, dans les dispopositions requises du sacrement de la Pénitence. Ensuite,
l'Eglise nous fait ce commandement : « Tous tes péchés tu con- | fesseras au moins une fois l'an.» Or, il faut obéir à l'Eglise.
Le forgeron.—Notre Seigneur a dit à l'Eglise dans la per- | sonne de ses apôtres: « Celui qui vous écoute, m'écoute ; celui
LE qui vous méprise, me méprise.»
L'Instituteur.—Vous ne voyez pas, dites-vous, monsieur de
| l’Institut, à quoi sert la confession ? La confession nous donne la | paix, la tranquillité et le bonheur.
Le cultivateur.—Quand on a confessé ses fautes, il semble
qu'on est déchargé d’un poids accablant, qu’on est plus libre, et
-par conkéquent plus heureux.
L'Instituteur.—-Vous voulez savoir à quoi sert la confession