RE LA CON- E
je ne trouà CO1f2"SION.
les savants, ui déclarent &bclique,.
les protes- la confes-
s fois tort.
es plus hon-
un grand
hènes, Lord au confeset non pas gion, s’exaet s’absout uleusement et soupire ée, refusée moyen d’éne parfaite
ut, que ce ine institu-
joit pas un
homme d'esprit. Au lieu de parier contre la confession, il em ferait l'éloge.
L'Instituteur.—Je vous ai déjà nommé Leiïbnitz. Etait-il. grand homme !
Le Membre de l’Institut-Canadien.-—-Leibnitz est le plus grand génie qui ait paru sur la terre depuis plusieurs siècles.
L'Instituteur.—Si ce n’est pas le plus grand, c’est un des plus grands. Leïbnitz dans son ouvrage sur la théologie parle de la confession. Ecoutez, voici ce qu'il en dit :
« La rémission accordée dans le Baptême ou dans Ia Confes « sion est également gratuite, également fondée sur la foi dans le « Christ ; la Pénitence dans l’un et dans l’autre est nécessaire « pour les adultes, avec cette différence que dans le Baptême, ex- « cepté le rit de l’ablution, Dieu n’a rien .prescrit en particulier, «au lieu que pour la Pénitence, il est ordonné à celui qui veut « être purifié de se montrer au prêtre, de confesser ses péchés, de: « subir au jugement du prêtre une peine qui puisse lui servir « d'avertissement pour la site : et comme Dieu a établi les pré- «tres médecins des âmes, il a voulr: que les malades leur décou- « vrissent leur maladie, et dévoilassent leur conscience : de là on «rapporte que Théodose péuitent dit avec raison à saint Am-
4« broise : C’est à vous à montrer et à préparer le remède ; c’est à
« moi à le prendre. Ces remèdes sont les lois que le prêtre impose « au pénitent, et pour qu'il sente le mal passé, et pour qu'il évite « le mal à venir, et on leur donne le nom de satisfaction, parce « que cette obéissance de celui qui se corrige est agréable à Dieu, « et adoucit ou efface la peine temporelle que sans cela Dieu nous « ferait subir. On ne peut disconvenir que toute cette institution « ne soit digne de la sagesse divine, et assurément rien de plus | beau et de plus digne d’éloges dans la religior chrétienne, les « Chinois eux-mêmes et les Japonois ont été saisis d’admiration. « En effet, ia nécessité de se confesser en détourne beaucoup du « péché, et ceux surtout qui re sont pas encore endurcis ; elle « donne de grandes consolations à ceux qui ont fait des chutes. « Aussi je regarde un corfesseur pieux, grave et prudent comme «un grand instrument de Dieu pour le salut des âmes ; car ses
lu conseils servent à diriger nos affections, à remarquer nos dé
PT JS
« fauts, à nous faire éviter les occasions du péché, à restituer ce
« qui a été enlevé, à réparer les scandales, à dissiper les doutes, à |
« relever l'esprit abattu, enfin à enlever ou diminuer toutes les « maladies de l’âme ; et si l’on peut à peine trouver sur la terre « quelque chose de plus excellent qu'un ami fidèle, que sera-ce,
-« d’être obligé par la religion inviolable d’un sacrement divin à /
4 garder la foi, et à donner du secours ? Quoique les chrétiens, « lorsque la ferveur de la piété étoit plus grande, fissent usage « autrefcis de la Confession et de la Pénitence publiques, cepen- «dant, pour s’accommoder à notre foiblesee, il a plu à Dieu de « faire connoître aux fidèles par son Eglise, que la Confession « particulière faite à un prêtre suffisoit, y ajoutant le sceau du « secret, afin que la Confession fût plus à l’abri de tout respect « humain. La Confession n’en est pas moins pour cela de droit
« divin, telle qu’elle a été établie par l'Eglise, quoique le mode,
« comme on sait, ait varié en différents temps : car Dieu a laissé «à son Eglise la détermination et la disposition de beaucoup de «choses relatives à la dispensation dé ses sacrements, non que » l'Eglise puisse faire directement qu’une chose soi de droit di- « vin, mais parce que Dieu a laissé à sa disposition certaines con-
« ditions et certaines circonstances dans ies choses qui sont de ll
« droit divin : comme nous l’avons déjà observé à l'égard des em- « pêchements de Mariage. On peut avec raison en dire autant de « la forme du jugement, dont le Christ a remis à l'Eglise par la « concession des clefs, le pouvoir et l'exercice : ainsi, il est. de
« droit divin que celui qui méprise le jugement de l’Eglise, et qui
« ose ne point tenir compte des conditions qu’elle impose soit pen - « dant, soit après ia Confession, n’obtienne pas l'absolution. De « là encore le pouvoir qu'ont les évêques et le souverain pontife « d'établir des cas réservés dont aucun ne peut absoudre qu'à « l'heure de la mort, de prescrire des canons pénitentiaux, de « définir jusqu'où il est besoin de faire conuoître les circonstances « particulières des péchés pour une Confession suffisante. (Ces « lois ne peuvent être enfreintes sans témérité par celui qui se « confesse, et même l’absolution seroit nulle, à cause d’un nou- « veau péché mortel et par conséquent de l’impénitence, »
Le cultivateur. Ce Leïbnitz pense comme un catholique |
‘Le f choses
Len ne s'élè
L'In me, n’a oici cc | déclar « SOB6 « près .
| mère,
à été di
Le f recomn afin de
Le m
e dit d de conf Ê (Lei l's’ess L'Tn:
isme, le Quel
Lorsq
sion d
La o ion de Pnvoy è1 blir che
De nt lyac esser.
voir et a lais qui sc parda
estituer ce
:s doutes, à |
toutes les sur la terre ue sera-ce,
ent divin à À
chrétiens, sent usage ues, cepenà Dieu de Confession > sceau du out respect la de droit > le mode, ieu a laissé eaucoup de s, non que le droit dirtaines Conqui sont de ard des eme autant de glise par la , il est. de glise, et qui ose soit pen lution. De rain pontife oudre qu'à entiaux, de irconstances sante. Ces celui qui se se d’un nouce, »
aolique |
LU
Le forgeron.—Quand un homme a un grand esprit, il voit les choses élevées. Quand il en parle, il en parle bien,
Le menuisier.—A ce compte, Chiniquy est un petit esprit qui. ne s’élèvera jamais plus haut que ie bourbier dans lequel il vit.
L'Tnstituteur.——Luther, qui est le fondateur du Protestantisme, n’a pas aboli la confession. Dans son catéchisme protestant, oici comment il s’exprimait sur ce sacrement : « Nous devons « déclarer au confesseur les péchés que nous connaissons. Quels. , sout ces péchés ? Examinez votre condition, votre état, d’a- «près les dix commandements, c’est-à-dire, si vous êtes père, mère, fils, fille, maître, maîtresse, serviteur ; voyez si vous avez.
« été désobéissant, infidèle, paresseux, etc. »
Le forgeron.—Ainsi Luther était pour la confession ? Et il recommandait à ses enfants, les protestants, de bien s’examinerafin de tout dire au confesseur !
Le menuisier.—C’est bien curieux que l’apostat Chiniquy, qui se dit de la religion de Luther, se permette de penser en matière: de confession autrement que son père.
|: (Ici le membre de l'Institut-Canadien semble avoir chaud ;:
Il s'essuie le front.)
L'Instituteur.—Après la mort &e Luther, père du protestanismé, la confession a été abandonnée par beaucoup de protestants. Quel fut le résultat ? La Liturgie protestante va répondre.
Lorsqu'on s'est relaché sur les règles prescrites pour la confes-
sion auriculaire, un libertinage affreux s'en est suivi. »
La corruption fut si grande chez les protestants après l’aboliion de la confession, que les réformés de Nuremberg, effrayés, nvoyèrent des députés à Charles-Quint pour le prier de la rétablir chez eux.
De nos jours, beaucoup de protestants reviennent à la confession. | y a des ministres anglicans qui obligent leurs malades à se conesser, Voici la formule d’absolution qu'ils prononcent après
voir entendu les confessions : « Notre Seigneur Jésus-Christ, qui a laissé à son Eglise le pouvoir d'absoudre tous les pécheurs qui se répentent et qui croient en lui véritablement, veuille te pardonner tes offenses, par sa grande miséricorde ; et, en son
«« autorité qui m'est commise, je t'absous de, tous tes péchés, au «nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Amen. »
Le forgeron.—Que dites-vous de cela, monsieur de l’Institut ? N'est-ce pas que les honnêtes protestants, que leurs savants, que deurs fondateurs estiment autani la confession que Chiniquy parait la méprisér ?
‘Le Membre de l'Institut-Canadien, en s’essuyant le front. Oui.
L'Instituteur.—Les philosophes ennemis de l’Eglises catholiques ont respecté la confession. Voltaire, le fameux Voltaire, dit dans les Annales de l'Empire : « Les ennemis de l'Eglise
romaine qui se sont élevés contre l'institution si nécessaire de la
coufession, semblent avoir ôté aux hommes le plus grand frein ’
qu'on puisse mettre à leurs crimes secrets. » Jean Jacques Rousseau dans son Æmile n'a-t-il pas écrit :
4 Que de restitutions, de réparations, la confession ne fait-elle |
point faire chez les catholiques ! »
Marmontel, dans ses Mémoires, Raynal dans son Histoire des | Etablissements et du commerce des Européens dans les deux |
Indes, et une centaines d’âutres savants que je pourrais vous nom-
amer, ont proclamé la confession une des meilleures institutions |
que possèdent les sociétés catholiques. Le forgeron.—Mais, monsieur de l'Institut, j'y pense: Navez-
vous pas dane votre fameuse bibliothèque de l’Institut les livres |
de ce Monsieur Voltaire ? Les avez-vous lus ?
Le Membre de l’Institut-Canadien.—Oui.
Le forgeron.—Et ce qu’il dit de la confession ne vous a pas conduit au confessional ? Tant il est vrai qu’on ne prend pas de bien, mais le mal, dans les livres des philosophes impies.
L'Instituteur.—Non-seulement les grands hommes ont dû reconnaitre la richesse de la confession, mais beaucoup se sont confessés. Que de noms je pourrais vous citer ! Je vous rap-
pellerai seulement le grand Napoléon. Sur son lit de mort, à
” Ste. Hélène, il se confesse à l'abbé Bonaviso qu'il avait fait venir d'Italie. ù Le forgeron.—Allons, vivent ceux qui se confessent ! Ils sont de la famille de tous les saints, de tous les honnêtes gens. Ils sont en compagnie de tous les grands génies.
Les protestants E
sérmldamone. à miss in
péchés, au
.) [Institut ?
rants, que {|
Chiniquy !
es catholi- M
Voltaire, le l'Eglise } aire de la |
amd frein À
pas écrit :
Le fait-elle
histoire des !
s les deux | vous nom-
ostitutions |
à Naveszit les livres !
vous à pas prend pas 1pies.
nes ont dû up se sont Fe vous rap-
de mort, à |
it fait venir
t! Ils sont sgens. Ils
s protestants
ront. Oui. | | |
ss A SEM IER
Ld 20 —
äinstruits et les phiigÿrhes ceux-mêmes qui sont impies, reconnaissent que la confession est une sainte et grande chose |
Le cultivateur.—L'Apostat Chiniquy qui parle contre la confession, a pour lui les ignorants ou les mauvais sujets.
Le menuisier.——Pour moi, quand j'entends la canaille parler en mal d’une chose que les honnêtes gens respectent, je remercie la divine Providence d’avoir donné au diable des avocats dignes de lui.