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lans le Witness, : Le Membre de l’Institut-Canadien.—Sans doute! Mais vous s assure que le ne le pouvez pas. Du temps de saint Jérôme, la confession était . les lèvres des inconnue.
L'Instituteur.—Nous allons voir. Saint Jean Chrysostôme,
qui trompe. alors que saint Jérôme était jeune encore, écrivait dans son livre
du Sucerdoce : « La confession ! fonction admirable, ministère \vez-Vous ? « saint, qui n'a été confié ni aux anges, ni aux archanges ! car i. «il ne leur a point été dit comme aux prêtres : Tout ve que vous
ji pourrait bien « lierez ou délierez sur la terre, sera lié ou délié dans le ciel, » Le forgeron.—Vous entendez, mousieur de l’Institut. Les chrétiens se confessaient du temps de St. Jérome, Etils nese confessaient pas aux unges, ni aux archanges, ni même seule. "Eglise enseigne. ment à Dieu, comme le veut l'apostat Chiniquy, mais aux prêtres, fesse. Et ce que! insi que le fait remarquer le saint dont M. le maître d'école ; moi. "1 ous parle.
ne que l'Eglise. | L'Tostituteur.— Saint Bazile, qui vivait dans le même temps, récisément ce quibnseigne « qu’il faut nécessairement confesser ses péchés à ceux ssion n'avait pasgui ont reçu le pouvoir d'en absoudre. » premiers siècles) Le forgeron. Donc, du temps de St. Jérôme, il y avait obligaion, comme aujourd'hui, de confesser ses péchés à un homme stat Chiniquy aÿui avait le pouvoir d'en absoudre.
Le menuisier.— Voilà qui ressemblait pas mal à ce qui se passe nt ? jujourd’hui quand on va à confesse, n'en déplaise à l'apostat but simple; paree£'hiniquy | été instituée paré Le Membre de l'Institut-Canadien.- Chiniquy, dans son dis-
tours prononcé le 25 février, cite précisément St. Bazile et Saint
signe, l’histoire Idean-Chrysostôme, dont vous venez de parler, et prouve au'ils taient opposés à la confession faite aux prêtres.
ie. Dans les pre# L’Instituteur.—Il les a cités en les défigurant. Ces saints
s, Du temps délopposaient à la pratique de confesser les péchés sur les places
bn. Jubliques ainsi que le fesaient plusieurs chrétiens. Ils ensei-
contraire de céhaient aux fidèles de se confesser à Dieu. Ils expliquaient ce
, on se confessaitle devait être cette confession faite à Dieu. St. Bazile ensei-
s curieux de voifpait qu’elle devait se faire nécessairement anx prêtres qui
ioD. aient le pouvoir d'absoudre. Et St. Jean-Chrysostôme qu’on
ignage des saint devait se confesser, ni aux anges, ni aux archanges, mais aux
ez-vous satisfait @rêtres. L’apostat Chiniquy est un imposteur. El a fait dire à
die
“St. Bazile et à St. Jean-Chrysostôme ce qu'ils ne disent pas. Il s'est bien gardé de rapporter ce qu'ils disent,
Le forgeron.—Il n'y a qu'un vil apostat qui soit capable de défigurer ainsi la vérité,
L'Instituteur.— St. Ambroise, monsieur de l'Institut, vivait à la même époque n'est-ce pas ?
Le Membre de |’ nstitut- ‘'ansdien.—Oui,
L’Instituteur.—]ÿh bien! St Paulin rapporte que « St. Ambroise ne pouvait entendre les confessions sans verser d'abon- -dantes larmes et sans en arracher aux pauvres pécheurs qui se présentaient à son tribunal. »
Le cultivateur.—Puisque les péchés des pécheurs fesaient pleurer St. Ambroise, il faut supposer que les pécheurs confesaient leurs fautes.
Le forgeron.—Par conséquent, que Ja confession existait du temps de St. Jérôme qui vivait au siècle de St. Ambroise,
Le Membre de l'Institut Canadien: —$t. Augustin écrivait sa confession, mais on ne voit pas qu'il ait parlé de la confession faite aux prêtres.
L'Instituteur.—C’est l’apostat Chiniquy, je suppose, qui a dit cette fausseté ? St. Augustin s’écrie dans ses homélies, « Pour- « quoi, chrétiens, refuseriez vous de vous confesser ? Jésus-Christ, « n'a-t-il pas dit à ses apôtres : Tout ce que vous lierez ou délierez « sur da terre sera lié ou délié dans le ciel ! Voudriez-vous « donc empêcher l'effet de l'Evangile ? Sachez que celui qui a
« péché mortellement, n’a point de salut à espérer, s'il n'a recours :
4 à l'Eglise. »
Le forgeron.—Hein ! que dites-vous de celà, monsieur de l'Institut ?
Le Membre de l'Tnstitut-Canadien.—Je dis queje ne comprends pas que St. Jérôme n'ait rien dit de la confession, si elle existait dans son siècle,
L'Instituteur.—Qui vous assure qu'il n’en a pe: parlé |
Le Membre de l'Institut-Canadien.—Chiriquy. Il parle en partiulier d'un livre de St. Jérôme, écrit pour conduire une per- -sonne. dans la voie de la perfection, et qui ne contient pas un Amot de la confession.
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