TEMPS DES
teur, je Suis la confession l'en disent les
à apostolique.
" ation. Vous ez qu’ils n'acremonte aux ts instruits et.
ps, les catho-
le coup, c’est:
établit que la
croyance de atre premiers autres grands aveu. Aussi,
er comme une
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Le forgeron.—Il n'y a plus guère que les ignorants et les apostats, comme le père Chiniquy, qui se permettent de crier à l’inwention de la confession par les prêtres.
Le Membre de l'Institut-Canadien.—Soit, j'accepte que la confession date du premier siècle de l'Eglise... L'Instituteur.—Dites plus, si vous voulez dire toute la vérité. Dites que la confession est de tous les temps. Qu'elle æxistait avant Notre Seigneur, non-seulement chez les juifs, mais même chez les peuples païens. Qu'elle existe encore aujourd'hui chez les nations infidèles. Jésus-Christ n’a fait que l'élever à la dignité de sacrement de la nouvelle loi, en y attachant la grâce
-de la rémission des péchés.
Le Membre de l’Institut-Canadien.— Vous voulez vous moquer
«de moi, monsieur.
L’Instituteur.—Non, monsieur.
ris de.vous. La confession est une institution de tous les temps æt de partout. Le sacrement seul n'appartient et n’est propre qu’à l'Eglise. Chez les Grs et les Romains, les sacrifices offerts sur les autels des faux dieux étaient presque toujours accompagnés de la confession. Voltaire, dans son Æistoire Générale,
Ait qu'on se confessait dans les mystères de Bacchus, de Venus
æt d'Adonis. Les prêtres idolâtres, chargés d'entendre les con-
fessions, portaient une clef pendue aux épaules. Cette clef était
Je ne me moque nine me
de symbole du secret de la confession.
Dans l’ancienne Grèce, selon le témoignage de tous les histo-
+ riens, personne ne pouvait assister à un sacrifice expiatoire sans * faire une confession détaillée au Xoës (prêtre sacrificateur) qui
remettait, croyait-on, tous les péchés, excepté le narjure. N’avez-
{ vous pas lu que l’empereur païen Marc-Aurèle voulant participer © aux mystères de Cérès, dut faire sa confession à l’hyérophante, « c'est-à-dire au prêtre de cette déesse ?
Et de nos jours, est-ce que les infidèles ne se confessent pas ? L'empereur chinois lui-même n'écrit-il pas tous ses péchés sur
° une pièce de satin, qu'il brûle après avoir lu publiquement aux
hes et les plus ; pieds des autels tout ce qu’elle contient de fautes et de péchés ?
Chaque infidèle au Thibet n’a-t-il pas son père spirituel à qui il
| déclare tous ses péchés ? N'est-ce pas une maxime parmi les
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nr opane e—
Indiens qu’il faut confesser ses péchés sur les rivages de la mer, des fleuves et des rivières ?
Le forceron. —Une institution que l’on retrouve partout et: dans tous les siècles, me fait l'effet d'être bien respectable |
L'Instituteur. irmé, monsieur de l’Institut, que la confes-ion existait chez les juifs avant la venue de J'ésus- Christ. En voici les preuves: dans l'ancienne loi, il fallait seconfesser aux prêtres, se confesser on détaillant ses péchés, avant
d'offrir le s:1ifice et d'obtenir le pardon dé ses péchés. On voit: dans les Saintes Ecritures, au livre des PROVERBES, chapitre 28,. verset 13. que «c lu qui cache ses pé hés ne réussira pas et que: celui qu iles njesse obtie h d: a Mise) icorde.
Le che, lire quatrième de l’Erclésiasl'que porte, au trente-unië me verse, cet avis important : « Ne rougissez donc pas de confes-- À « ser vos péchés, »
Rien de plus fréquent dans l’histoire du peuple de Dieu, que: la confess'on des péchés. La confession, c’est évident, a toujours. 4 été chez ce peuple un des points essentiels de la religion. Les. | Protestants eux-mêmes sont forcés de le reconnaitre, «4/e tiens. dit le protestant Grotius, je tiens pour très probab!e l'opinion de: ceux qui veulent que chez les Juifs on ait fuit une confession par- # ticulière de ses péchés aux prêtres.» F
Le forseron =-Que dites-vous de toutes ces preuves, monsieur- | de l’Insttut? Est-ce que l'on se confessait dans l’ancienne loi ?
Le Membre de l’Institut-Canadien.…—Le Père Chiniquy a pourtant enseigné que Notre-Seigneur était venu, non démolir : l'ancienne loi, mais la confirmer et la développer. Cependant. Î Chiniquy assure que la confession est contraire à l'ancienne loï,
L'Instituteur.--C'est une nouvelle fausseté de l’apostat Chi- À niquy ajoutée à tant d’autres qu'il a proférées depuis qu’il a renié # la vraie religion. L'’apostat Chiniquy invoque cette parole de Me Notre-Seigneur : « Je ne suis pas venu abolir l'ancienne loi, mais ÈS la confirmer. » C'est cette parole même du divin Sauveur qui MP. condamne le pauvre hérétique et qui le couvre de confusion. 1
La confession existait dans l’ancienne loi, comme je vous l'ai È prouvé ily a un instant : donc Notre-Seigneur qui venait, non # pour détruire, mais pour confirmer, pour développer liste D
»s de la mer;
e partout et:
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de l'Institut, nue de Jésusi, il fallait se péchés, avant hés. On voit ;, chapitre 28,.
ira pas et que
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e de Dieu, que: | ent, a toujours.
religion. Les: | tre. «Je tiens, À e l'opinion de É
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loi, devait laisser subsister la confession qui existait dans l’ancienne loi ; il devait développer cette même confession, et c’est ce qu'il a fait en l’élevant à la dignité de sacrement de la nouvelle: loi.
Le forgeron.—-[’est clair comme le jour.
Le Membre de l’Institut-Canadien.—Attendez un peu, n’allez pas si vite! Monsieur l’instituteur établit qu’en effet on s’est confessé dans l’ancienne loi. Il appuie cette preuve de textes positifs et formels des Saintes Ecritures. Mais si tout cela dit beaucoup, je trouve que ce n’est pas suffisant. En effet, la confession qui a pu être en usage autrefois chez le peuple Juif, avait cessé de: l'être à l'époque de la venue du Christ, et........,
L’Instituteur.—-Vous êtes dans l'erreur. La confession était encore en usage chez les Juifs quand notre divin Rédempteur parut. L'apostat Chiniquy ne peut pas l’ignorer, s’il a lu saint Mathieu. Le chapitre troisième de l'Evangile de cet apôtre ra-
À conte que saint Jean-Baptiste préparait les hommes à la venue
du Sauveur. On venait à lui de Jérusalem, de toute la Judée et de tout le pays qui borde le Jourdain, et on recevait de lui le baptême, et l’on se confessait : « Tunc exibat ad eum Jerosolyma, et omnis Judæa, et omnis reqio cirea Jordanem ; et baptizabantur:
« ab eo in Jordane, CONFITENTES PECCATA SUA, »
vnves, monsieur À l’ancienne loi ? Ë noncer par un grand prophète. Et tout le monde va vers ce pro-.
* phète pour recevoir le baptême et pour se confesser. Si la confes-
e Chiniquy a
u, non démolir: { Cependant N.S. Jésus-Christ aurait permis que l’on se confessât en allant 1 demander le baptême à celui qu'il envoyait pour lui préparer les. { voies.
er.
‘ancienne loi.
e l’apostat Chi- !
uis qu’il a renié: |
cette parole de |
confusion.
mme je vous l'ai” qui venait, non!
opper l'aneisnne #à la dignité de sacrement ?
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cienne loi, mais in Sauveur qui À “per, ait chargé les apôtres de conserver la confession ?
Le menuisier.——Ainsi, voilà qui est sérieux. Jésus se fait an-
sion est un si grand mal, pensez-vous, monsieur de l’Institut, que
Le cultivateur.—Et, monsieur de l'Institut, puisque l’on se: confessait dans l'ancienne loi au moment même de la venue du: auveur, est-il étonnant que ce divin Rédempteur qui venait, nom
“pour abolir l’ancienne loi, mais pour la confirmer et la dévelop--
Le forgeron.—Est-il étonnant qu'il ait donné à ses apôtres le: moyen de développer l’ancienne loi de la confession, en l’élevant
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L'Institateur.—Vous voyez, monsieur de FInstitut, l’audace d ou la prodigieuse ignorance de l’apostat Chiniquy. Il veut parler l contre la. confession. Il cherche des paroles de Notre-Seigneur contre la confession. Et les paroles qu’il invoque sont précisément celles qui prouvent en faveur de la confession. Le
Le Membre de l'Institut-Canadien.—Je me rends à l’évidence. La confession existait sous l’ancienne loi, elle existait à la venue de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Je conviens encore que le Père Chiniquy ait tort d'interpréter contre la confession les paroles de Jésus-Christ. Mais si l’on ne voit pas dans l'Evangile que Notre- Seigneur ait prononcé des paroles contre la confession, on ne voit # Q pas non plus qu'il ait parlé en faveur de cette institution
L'Instituteur.—Vous ne savez donc pas l'Evangile? Vous | n'avez donc jamais lu ce livre admirable !
: Au chapitre XVI de saint Mathieu, Jésus Christ ne dit-il pas | à saint Pierre : « Je vous donnerai les clefs du royaume des cieux, | et tout ce que vous lierez sur la terre sera lié dans le Ciel, et 1 tout ce que vous délierez sur la terre sera délié dans le Ciel ? » | Dans le chapitre XVIII du même Evangile, Notre Seigneur À ét s'adresse, non plus seulement à Pierre, mais à tous ses Apôtres, |
et il leur dit : « Je vous dis, en vérité, que tout ce que vous lierez ns
‘ sur la terre sera lié dans le ciel, et que tout ce que vous délierez |
f sur la terre sera délié dans le ciel. » Notre divin Rédempteur à s'exprime d’une manière plus précise encore au XXe chapitre de ! ns
l'Evangile de saint Jean. « Recevez le Saint-Esprit, les péchés À fa « seront remis à ceux à qui vous les remettrez, et ils seront retenus « à ceux à qui vous les retiendrez. » Qr, je vous le demandé, monsieur de l’Institut, ces paroles de N,. 8, Jésus-Christ signifient- À elles, oui ou non, que les apôtres ont reçu le pouvoir de pardonner | les péchés ? ! N’
Le Membre de l'Institut-Canadien.—-En effet, ces paroles de Jésus-Christ sont décisives, formelles, et il est bien difficile de se ! méprendre sur leur véritable sens. |
L’Enstituteur.—Surtout, quand on sait que la confession exis- | tait chez le peuple Juif au moment où N.S. Jésus-Christ don- # pait à ses apôtres le pouvoir de remettre les péchés.
Le forgeron.—La confession existait sous l’ancienne loi. Le
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que vous lierez | > vous délierez \ à Rédempteur | Xe chapitre de À
rit, les péchés seront retenus 18 le demande,
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À faction sur cette question.