‹ Contre-poison [microforme]Chapitre 15 sur 17 · PAT CRT NE SN · texte numérisé non relu

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rions par une répugnance invincible à faire ce repas sacré ? Bénissons donc sa paternelle bonté de ce qu’il a fait, et, au lieu de blasphêmer, éclatons en transports d’allégresse et de reconnaissance !

Le forgeron.—Pour réparer les blasphêmes du prêtre apostat et de tous ceux qui insultent à la Sainte Eucharistie, communions souvent avec une grande ferveur !

de cultivateur.—Visitons le Saint Sacrement de nos autels !

Le menuisier.—Montrons partout et toujours notre profondrespect pour le Dieu caché de nos tabernacles.

L'Instituteur.— Faisons plus encore—combattons le blasphème etl'impiété. Pour cela, conduisons-nous chrétiennement et unissons nos efforts, prêtons notre généreux concours à sut ce qui se fait pour détruire l'erreur et le mal.

À Montréal, il y a un malheureux journal protestant, le Witness, qui vomit l’insulte à l'adresse de tout ce qui est catholique ; ce papicr a une circulation assez considérable, et arrive ainsi à beaucoup d'îmes. Monseigneur de Montréal vient de défendre la lecture de cette feuille et Mor. l’archevêque de Québec à cru nécessaire d’en faire autant. Dociles à la voix de leurs pasteurs, les catholiques ont cessé de recevoir ie Witness.

C'est là un grand bien—Mais ce n'est pas assez. Comme l'a dit le vénérable évêque de Montréal, il faut non-sculement cesser de dire les mauvais journaux. il faut de plus encourager les bons et en fonder de nouveaux qui puissent contrebalancer l'influence des mauvais.

Un grand jeurnal catholique, publié en langue anglaise, est devenu indispensable. Notre devoir à tous est d'en favoriser la fondation et de travailler à lui faciliter la plus grande circulation possible. Il faut espérer que l'appel fait à ce sujet par Monseigneur de Montréai, sera entendu et compris des catholiques irlandais, anglais, etc.

Le cultivateur.—Il y a depuis plusieurs annécs, à Montréal, un journal catholique anglais qui a fait beaucoup de bien. Rédigé par un homme d’un grand savoir et d’un grand cœur, le True Witness à fait tr'ompher la vérité dans bien des espriis. Malheureusement, 1l n’est publié qu’une fois par semaine. Aujourd’hui, il faut, dans la presse anglaise, un journal de tous les jours, qui

puisse lutter ainsi contre les erreurs que le Daily Witness répand: chaque jour au sein de la population.

Le menuisier.—$i les catholiques respectent leur foi ; s'ils sont. véritablement dévoués à l'Eglise leur mère, ils n’hésiteront pas ur instant à s'imposer les sacrifices qu'exige la fondation d’un journak catholique anglais et quotidien.

Le forgeron.—I[ faudrait de plus un nouveau journal catholiques français, publié à deux éditions par jour, comme le Witness et don-nant toutes les nouvelles politiques, industrielles, commerciales, ete.

Le Membre de l’Institut-Canadien, riant.—Certes ! vous n'y allez pas de main morte ! Vos journaux déjà “sdés ont de la. peine à vivre, et vous voulez du coup en mettre deux nouveaux au monde !

Le forgeron.—Faites donc attention qu'en demandant de nouveaux journaux, nous demanäons qu’on les encourage. Si les journaux déjà fondés ont de la peine à vivre ( ce que a besc'n & prouvé, ) c’est que l’encouragement leur manque. Voyez les journaux protestants, voyez le fameux Wifness, le Star, la Gazette, le Herald, ne vivent-ils pas ? Est-ce que les catholiques, qui sont en grande majorité en Canada, ne peuvent as faire pour leur presse ce que les protestants font pour la leur propre ? Et puis les journaux que nous désirons, nous voulons qu’ils soient pécuniaire-ment parlant à la portée de tous. Qu'un journal catholique françals, qu'un autre en anglais se publient deux fois par jour.—Qu’ils soient remplis d'annonces, de nouvelles de toutes sortes et de partout, et qu'ils se vendent, non pes deux, non pas trois, mais un seul centin, et vous verrez qu'en peu de temps, ils auront une circulation considérable.

L’Institutsur.—Quoi qu’il en soit, rous constatons un besoin, ur besoin urgent, et pour la gloire dés cathoïïques du Canada, nous croyons possible de le satisfaire. Quei! on insulte chaque jour à notre nationalité, on jette la boue à la face du Souverain Pontife, des évêques, du clergé, de l'Eglise ! On blasphème Dieu, Jésus- Christ, les sacrements, et plus particulièrement le sacremeni d'amour, le sacrement de nos autels, et nous resterions insensibles, inactifs ! Quand nous pouvons, par un léger sacrifice, soutenir des journaux capables de venger notre Dieu outragé, nous refuserions de la faire! Allons donc !

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