‹ Contre-poison [microforme]Chapitre 17 sur 17 · RE TUE RE PRET RS D · texte numérisé non relu

RE TUE RE PRET RS D

L'ancien rît le cède au nouveau ; l’omere s’évanouit devant læ vérité ; la lumière chasse la nuit.

Ce que Jésus a fait à la cène, il a ordonné de le faire en mémoire

de lui.

Guidés par son divin ense‘gnement, nous consacrons le pain et le via, pour en faire jhostie du salut,

Le dogme enseigné aux chrétiens, c’est que le pain devient chair et que le vin devient sang.

Ce que vous ne comprenez pas, ce que vous ne voyez pas, une foi vive vous l’atteste, sans s’arr"ter à l’ordre ordinaire de la nature.

Sous diverses espèces, sous des signes sans réalité, sont cachées les plus sublimes réalités.

La chair est un aliment et le sang un breuvage, et cependant Jésus-Christ demeure tout enticr sous l’une et sous l’autre espèce.

Celui qui le reçut eut le rompre, ni le briser, ni le diviser, ik le reçoit tout ent .

Un seul le reçoit, mille le reçoivent; un seul reçoit autant que mille ; ils s’en nourrissent sans le consumer.

Il est donné aux bons, il est donné aux méchants ; maïs par un partage bien différent ; les uns y trouvent la vie, les autres la mort.

Il est la mort pour les méchants, et la vie pour les bons ; voyez comme la même nourriture produit des effets différents.

Quand enfin le signe est rompu, que votre foi ne vacille pas ; mais souvenez-vous que, sous la plus petite parcelle, il ÿ en à autan” que sous l’hostie entière.

La substance n'est nullement divisée : le signe seul est rompu, mais par cette rupture, rien de cé qui est représenté n’est diminué, ni dans son état, ni dans sa grandeur.

Voici le pain des anges qui est devenu le pain de l’homme voya-

geur. C’est le pain des enfants ; ii ne doit point être jeté aux chiens. |

D'avance Ü avait été représenté sous les figures dans l’immolation d’Isaac, dans le sacrifice de l’Agneau pascal, dans la manne donnée à nos pères.

Bon Pasteur ! vrai pain de vie ! Jésus, ayez pitié de nous ; nourrissez-nous ; défendez-nous, accordez-nous de posséder un jour

vrais biens, dans la terre des vivants,

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Vous qui savæ tout et qui pouvez tout ; dans cette vie mortelle,

‘vous nous nourrissez de votre propre chair, accordez-nous d'être-

assis dans le ciel À votre table, compagnons et co-héritiers des habitants de la sainte cité. Aïnsi-soit-il.

(Après cette prière, nos amis se séparent, se promettant bien de revenir dimanche prochain).

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