AR RU SE
Oo rEe
« qu'ainsi, puisque la foi est l'instrument par lequel nous recevons « le sacrement, les indignes ne le reçoivent pas, ce qui semble assez « contraire aux paroles de l’Apôtre: cependant lorsqu'on les presse. « d'expliquer leur sentiment, ils en viennent à dire que l'esprié ne « s'élève au ciel pour recevoir k corps du Christ que de la même « manière que l'on dit que nous sommes à Rome ou à Constanti- « nople par la pensée; autrement ils sont forcés d'attribuer à notre « esprit ce qu’ils refusent au corps du Christ, d'être à la fois au. « ciel et sur la terre. Pour nous, nous croyons plus sûr de nus «en tenir aux paroles du Sauveur qui, ayant pris le pain @ le « vin, dit : u Ceci est mon corps et lu pieuse antiquité y a 1ou- « jours reconnu un grand mystère au-dessus de l'intelligence hu- « maine, ce qui n'aurait assurément pas lieu, si le signe était don-- « né pour la chose. Et certes, des savants distingués ont depuis. « peu démontré que toutes les Tzlises de la terre, à l'exception de « celles que l’on appelle réformées ct d'autres qui par leurs inno- « vations ont été encore plus loin que les réformés, admettent. au- « jourd'hui la présence réelle du corps du Christ; ils l'ont, dise, « démontré avec tant d'évidence qu’:l faut avouer vou que ce fait. « est prouvé, ou qu'ii ne faut plus espérer de pouvoir jamsis prou- « ver aucune assertion à l'égard des pays éloignés..….............,...
« Mais lu pieuse antiquité a déclaré assez rettenene que 1e a pain est changé au corps du Christ et le vin en son san x, et géné. « ralement les anciens reconnaissent une transubxtantiation, 4insi « que les Latins (les catholiques) l’ont exprimé avec justesse, et il « a été défini que toute la snbstance du pain et du vin passait en « ka substance du corps ct du sang du Christ; ici donc, come « en d’autres circonstances, 1! faut expliquer l'Ecriture par lu «tradition, que l'Eglise, crargée de ce dépôt, a transnise jusqu'à ( NOUS.»
Le menuisier.—Après ces témoignages des plus grands philosophes protestants en faveur de la Présence réelle, on peut se consoler des blasphèmes du prêtre apostat.