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LA LOI SUR LES JESUITES VOTEE

— « Les nuages se déchirent, le eiel apparaît pur; Éole apaise les vents en fureur. Le pilote se laisse aller. Vite! Mte! La terre est proche ; déjà j'aperçois le

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D'après Goethe (Kladderadalsch, de Berlin, s février 1903).

ment ce qui vient de se produire en Norvège, et ce qui vaut d'être retenu. J'emprunte ces détails au Journal de Genève, dont les renseignements, en ces matières, sont toujours puisés aux meilleures sources :

On sait que la Confession luthérienne est en Norvège la religion officielle de l'État. Bien qu'il y ait de nombreuses associations religieuses libres, elle comprend la grande majorité des fidèles. Or, depuis quelque temps, il s'est Formé, au sein même de l'Église, un parti qui estime que l'enseignement de l'Université n'est pas en tous points conforme aux symboles de l'Eglise officielle, qui sont les trois symboles oecuméniques, la Confession d'Augsbourg et le petit catéchisme de Luther. Ce parti a notamment manifesté son mécontentement lors de la nomination récente d'un professeur de théologie, M. Ording, dont la conception du baptême serait « plus près de Genève que de Wittenberg ». La nomination provoqua même, l'antre semaine (1), la démission du ministre desCulte* M. Knndsen, et son remplacement par le Dr Jensen. Le gouvernement tout

(1) Mars 190(1.

LA LUTTE ANTICLERICALE EN EUROPE

entier est donc, actuellement, dans cette question, du côté de l'Université.

Le Congrès des pasteurs a maintenant décidé « d'entreprendre dans toutes les paroisses un travail énergique tendant à faire élire au Stortbing des députés s'engageant à faire voter des lois qui donneront à l'Eglise les droits et l'influence qui lui sont dus ». Et comme le parti gouvernemental semble décidé à défendre l'Université et la liberté des recherches scientifiques, même en matière de théologie, la lutte est engagée.

Les élections générales de l'été prochain se feront probablement en grande partie sur cette question.

Voici donc un pays protestant, calme et patriarcal au premier chef, dans lequel vont se poser les questions vitales qui, en ce moment même, agitent toute la France : la lutte de la société civile contre les doctrines religieuses, qui, quelles qu'elles soient, prétendent imposer à l'État leur Syllabus.

Fermons cette parenthèse, malgré tout l'intérêt qu'elle présente, et revenons à nos cléricaux, les vrais : ceux de Rome.

De quelle façon l'Italie les traite, nous l'avons déjà vu à l'aide des images de propagande, reproduites plus haut; avec quelle liberté d'allure elle traduira par le crayon les incidents de la politique religieuse, en France, au fur et à mesure qu'ils se dérouleront, nous Talions voir tout à l'heure.

Toutefois, constatons ceci qui, en la circonstance actuelle, a son importance: que dès l'origine de la lutte anticléricale en France, dès le vote des lois de défense civile dont Waldeck-Rousseau avait été l'inspirateur, l'Italie ne cessa d'approuver la France, de regarder de son côté, de s'appuyer sur elle, établissant par l'image d'amusantes

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