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NON, NOUS N ALLONS PAS A CANOSSA, NOUS Y COURONS EN DANSANT

(Lustige Élàtter, de Berlin, Avril 1904.) * Caricature visant la politique d'avances à la Gourde Rome, suivie par le chancelier de Bûlow.

CONTRE KOMI.

DEPART Martin Luther. - Porte-toi bien, maman Germania, j';ii transporté mon domicile de Worms a Paris.

Composition de F. Boscovitz junior (Zter Nebelspalter, de Zurich, 13 aoùl 1904.) • Allusion ;; l'esprit clérical qui semble prévaloir, >'u Allemagne, dans les hautes sphères,

LA LUTTE ANTICLERICALE EN EUROPE

LE GUILLAUME TELL ALLEMAND ET LES NOUVEAUX BAILLIS - Maintenant, si tues tout à fait gentil, tu nous donneras encore le paragraphe I. Caricature de W. Lehinann (Der Nebelspalter, de Zurich, 14 niai ÎDOV). Image visant les modifications apportées a la loi allemande de 187:! sur les Jésuites.

14't CONTRE HOME

fort comme à Leipzig, mène-t-elle. depuis quatre ans surtout, c'està-dire depuis qu'elle se sent appuyée, soutenue par la politique nettement anticléricale de la France, une campagne tout à fait caractéristique contre la nouvelle orientation de la politique impériale actuelle, — cette politique faite entièrement, si l'on peut s'exprimer ainsi, de raisons politiques empruntées aux circonstances; cette politique peut-être conforme, par certains côtés, aux actes de la monarchie prussienne, sous le Grand Électeur comme sous Frédéric le Grand, mais nullement en rapport avec les idées, avec les doctrines sociales de l'Allemagne de Luther, la vraie.

Plusieurs caricatures, qu'elles proviennent de Berlin, de Stuttgart, ou de Zurich, qu'elles soient du Kladderadatsch, du Ulk, du IVabre Jacob. ou du Nebelspalter, se sont chargées de faire ressortir l'inconséquence de cette nouvelle orientation. Les Jésuites remplaçant les calvinistes proscrits, Luther et Loyola se rencontrant dans la traversée des Alpes, — l'un revenant de Rome, l'autre allant vers son procureur, Biilow : bien mieux, Luther quittant Worms pour aller se fixer à Paris, et le moine caressant malicieusement la béguine ; ne sont-ce pas autant de tableaux satiriques, amusants, pittoresques, de la plus extraordinaire des réalités : Luther, sous la figure de l'empereur Guillaume il, abdiquant entre les mains de Rome?

J'ai dit que cette attitude puisait sa raison d'être uniquement dans des questions politiques. C'est, en effet, d'une part, la nécessité pour l'Empire allemand de s'appuyer sur un parti de forte discipline, seul capable de s'opposer aux progrès de cet autre parti, non moins fortement discipliné : le parti socialiste, et, d'autre part, l'orientation nouvelle donnée à la politique française, qui sont les véritables causes de la direction suivie par l'empereur et ses conseillers.

Et ce n'est pas une des choses les moins curieuses de la politique. que de voir les catholiques alsaciens déclarer solennellement, par la bouche de leur clergé, qu'il n'y a plus pour eux de raison à combattre l'Empire allemand, un empire qui leur accorde autrement de droits, autrement de privilèges que ne pourrait leur en donner la France anticléricale. De rapports récents d'officiers supérieurs, allemands, il est également permis de conclure que la germanisation à outrance

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